Aliocha

par

L'émancipation par l'acquisition d'une culture française

Comme nous l’avons vu, Aliocha fait tout pour se différencier de sesparents et pour rompre le contact avec ce culte des origines qu’ils tentent delui imposer. Par effet d’antithèse, il considère la culture française commel’apanage de la réussite, du progrès, d’une vie tellement différente de lalogique conservatrice qu’il retrouve à son domicile.

Pour ce faire, Aliocha tire parti de ses études au lycée de Neuilly. Bienque cet endroit demeure un rappel constant de sa mauvaise intégration (lesmauvaises langues ont bien vite fait de le traiter de « sale petitétranger »), il lui donne également l’opportunité de l’améliorer parl’apprentissage de la culture française. Passionné de littérature française,Aliocha se donne donc corps et âme à cet enseignement, par goût, mais égalementpour prouver à ses camarades qu’il n’est pas si différent. Par exemple, il nese sent plus de joie lorsqu’il décroche la seconde meilleure note en rédigeantune composition de français. Sa première place obtenue à l’épreuve orale de sesexamens sera la glorification de son processus de « francisation ».

En effet, non seulement ces succès s’avèrent être une récompense formidablepour l’élève moyen qu’il est, mais ils attestent également son acquisition dela connaissance de la langue parfaite qu’est le français à ses yeux. Ill’oppose au russe en la qualifiant de « la langue de la vie, la languede l’avenir ».

Son désir de rejeter ses origines s’accroissent donc avec l’amélioration deses connaissances en français. Il se met à détester jusqu’à son nom de famille,le qualifiant de ridicule et admettant presque comme légitimes les brimades deceux qui se moquent de lui.

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