Arria Marcella

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Arria Marcella

Arria Marcella est la jeune femme qu’Octavien aperçoit lorsque, en compagnie de ses trois amis, il visite Pompéi. La prenant au départ pour un fantôme, une ombre impalpable, il s’avère bien vite qu’elle est tout autre chose que cela lorsqu’Octavien bascule dans l’antique Pompéi : « Dans la travée des femmes il venait d'apercevoir une créature d'une beauté merveilleuse. À dater de ce moment, les charmants visages qui avaient attiré son œil s'éclipsèrent comme les étoiles devant Phoebé ; tout s'évanouit, tout disparut comme dans un songe [...]. »

Arria est donc une splendide créature telle qu’Octavien n’en a jamais vue. Gautier la décrit ainsi : « brune et pâle, ses cheveux ondés et crespelés, noirs comme ceux de la Nuit, se relevaient légèrement vers les tempes à la mode grecque, et dans son visage d'un ton mat brillaient des yeux sombres et doux, chargés d'une indéfinissable expression de tristesse voluptueuse et d'ennui passionné [...]. » C’est la description d’une véritable femme fatale, qui ne semble exister que pour la séduction et pour représenter un fantasme illusoire. Elle est le symbole d’un paganisme perdu et d’un monde dans lequel le plaisir matériel est roi, que ce soit par le luxe dans lequel elle vit ou le plaisir sans attente auquel elle s’adonne – comme en témoigne l’ordre impérieux que donne sa servante à Octavien et qui ne souffre aucune contradiction : « ma maîtresse vous aime. Suivez-moi. ».

Née de l’imagination d’Octavien, stimulée par la rêverie que lui a...

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Dissertation à propos de Arria Marcella