Brooklyn Follies

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Brooklyn Follies, entre imagination et optimisme

Hormis les conseils et les valeurs, il est une chose supplémentaire qui impressionne le lecteur, et c’est le Brooklyn parfait présenté par l’auteur. En effet, il évoque un cadre dans lequel se produisent des choses qui normalement seraient impossibles dans la réalité. En effet, serait-il possible d’imaginer un Brooklyn convivial dans lequel les rapports de voisinages et la solidarité primeraient sur les intérêts individuels ? Dans la réalité, pas le moins du monde. Auster habitant à Brooklyn en est parfaitement conscient. Mais un auteur peut se permettre certaines choses quand il écrit, car l’imagination est une alternative à la dureté du quotidien. L’auteur fait d’ailleurs remarquer que « Quand quelqu'un a la chance de vivre dans une histoire, de vivre dans un monde imaginaire, les peines de ce monde-ci disparaissent. Tant que l'histoire continue, la réalité n'existe plus ». Nous pouvons donc à juste titre penser que l’auteur a souhaité déconnecter son lectorat des réalités quotidiennes en présentant dans son ouvrage un cadre idéal propice au rêve et à la détente. Mais il ne faut pas pour autant se soustraire par les situations difficiles qui se présentent chaque jour à nous, car quand l’imagination opère une quelconque manœuvre dilatoire pour nous distraire de nos soucis, ces derniers ne tardent pas à revenir à la surface. Que faut-il faire alors ? Affronter la situation bien en face, généralement en faisant preuve d’optimisme. Les personnages de Paul Auster ont tous leurs problèmes, mais arrivent quand même à garder espoir et avancer. Et quand ils n’y arrivent pas, d’autres espèrent à leur place : « Il comprenait que Tom se trouvait en hivernation, en train de lutter dans...

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Dissertation à propos de Brooklyn Follies