Cahiers d’un retour au pays natal

par

Axes de lecture

26 juin 1913, au sein d’une famille nombreuse habitant la commune de Basse-Pointe, située au Nord-est de la Martinique, Aimé CESAIRE voit le jour. Il s’attache dès son jeune âge à cette région dont la « lèche hystérique » sera évoquée plus tard, à de nombreuses reprises dans ses poèmes. Plutôt brillantissime comme élève, il obtient une bourse qui lui permettra d’aller poursuivre ses études secondaires au Lycée Louis-le-Grand à Paris. C’est là qu’il rencontre Léopold Sédar SENGHOR avec qui il se lie d’amitié. Ce dernier le prend d’ailleurs sous son aile. Au fil du temps, Aimé Césaire et son ami Guyanais Léon Gontran DAMAS se rendent compte que l’influence de la situation coloniale a conduit au refoulement d’une certaine partie de l’identité martiniquaise. Tout part donc de cette prise de conscience et ils forgent le terme de « négritude » en réaction à l’oppression culturelle du système colonial. Aimé Césaire explique : « La Négritude résulte d'une attitude active et offensive de l'esprit. / Elle est sursaut et sursaut de dignité./ Elle est refus, je veux dire refus de l'oppression. / Elle est combat, c'est à dire combat contre l'inégalité ». Il trouve en elle le moyen de restaurer l’identité culturelle des peuples Noirs. Il commence ensuite en 1936 à rédiger « Cahier d’un retour au pays natal », œuvre poétique qui paraitra en 1939. Cet ouvrage reste à ce jour un chef d’œuvre dont la lecture, loin de laisser indifférent, suscite l’admiration et nous emmène à travers un texte sous forme de vers, à la négritude.

Inscrivez-vous pour continuer à lire Axes de lecture >

Dissertation à propos de Cahiers d’un retour au pays natal