Cahiers d’un retour au pays natal

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Un hymne à la négritude

Comme l’indique le titre, ce long poème est le récit d’un retour au pays natal – retour du narrateur qui espère se faire libérateur et guide pour ses semblables. Seulement, il ne sait pas quels discours tenir pour se faire entendre de ses compatriotes. Tour à tour, il emploiera le discours du libérateur de tous les peuples oppressés, puis celui de porte-parole des Martiniquais, ensuite celui de détenteur de l’héritage africain, et ainsi de suite.

C’est suivant le même modèle qu’Aimé Césaire procède à une définition du concept de négritude. En effet, ce n’est pas une définition précise qui est livrée au lecteur, mais une vague délimitation du principe. Sans jamais dire ce que désigne le mot, Césaire se contente de dire ce qu’il ne désigne pas. Ainsi, la négritude n’est pas un sens d’appartenance à l’héritage africain, elle n’est pas non plus une communauté formée des peuples oppressés, et encore moins l’équivalent d’une identité noire. La négritude est à la fois une prise de conscience historique, un élan révolutionnaire, et une démarche humanitaire. Tout en étant l’ensemble de ces éléments, la négritude est bien plus que leur somme.

Cahier d’un retour au pays natal

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