Chaque homme dans sa nuit

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Résumé

Julien Green de son vrai nom Julian Hartridge Green est né en Septembre 1900 de parents américain et décédé en Août 1998, il est écrivain américain mais de langue française. Après le décès de sa mère qui était une femme très croyante, il décide de se convertir au Catholicisme et à l’âge de 17 ans il entre à la Croix Rouge Américaine puis dans l’armée française durant la Première guerre mondiale en tant que sous lieutenant. Après la démobilisation, Green se rend pour la première fois en Amérique en 1919 ou il étudie pendant trois ans dans une université en Virginie. C’est là qu’il rédige sa première œuvre avant de revenir en France où sa carrière d’écrivain fit un bond incroyable fait qui le constitue comme l’un des auteurs majeurs du début du 20ème siècle dans le milieu littéraire. La plupart de ses récits parlent de religion et de l’hypocrisie qu’il peut régner au sein de l’église, il se considère comme un « sudiste » tenant cela de sa mère qui était la fille de la haute bourgeoisie du Sud. Julien Green a été rendu célèbre par ses romans en France mais aussi avec son journal publié en une vingtaine de tomes couvrant les années 1919 à 1998. Celle-ci parle de sa vie religieuse et littéraire en employant le passé simple ; c’est un style bien personnel que propose l’auteur car la plupart des écrivains ont abandonné très vite. Il démissionna de l’Académie Française d’où il avait été élu comme non français en 1971 prenant ainsi la place de François Mauriac. La totalité des œuvres de Green se rapprochent souvent de la sexualité, le bien et le mal ; étant lui-même homosexuel et croyant.

Son récit Chaque homme dans sa nuit parle de Wilfried, un homme travaillant dans un magasin de New York, son existence est plutôt maussade mais il vit à cent à l’heure. Cependant il est très croyant et c’est son souci principal car il ne peut concevoir l’esprit et la chair, ce qui va provoquer chez lui et les autres personnages de ce roman un mal-être total car il faudra qu’ils se battent pour leurs sentiments, le plaisir et le non plaisir, leurs physiques et surtout leur fois en Dieu. Dans ce roman, l’homosexualité est totalement abordée même si Wilfried ne l’est pas, il sera convoité par plusieurs hommes gays : son cousin Angus en l’occurrence, ainsi qu’un prostitué rencontré dans un café par hasard se prénommant Max ; ils auront une place dramatique mais importante dans l’œuvre de Green, en effet Max finira par assassiner Wilfried alors qu’Angus lui osera avouer ses sentiments. Le thème est traité sans tabou et Wilfried fait partie intégrante de l’œuvre qui charme hommes et femmes sans pour cela être un grand séducteur, et malgré sa foi il n’hésite pas à prendre en compte l’amour que lui portent son cousin et Max, et il va aussi être totalement désarmé de paroles face à ce merveilleux coacher du nom de Gheza ; cela est sans doute un incident autobiographique de la part de l’auteur. Il y a aussi Freddie qui préfère se donner la mort car il a peur d’avoir une maladie honteuse ; Jean et Hedwige, deux orphelins recueillis savent que leur amour est inaccessible et décident de se donner la mort car leurs souffrances sont insoutenables et ils se sentent abandonnés de tout le monde. Même Wilfried a une certaine attirance au suicide et éprouve le besoin de se jeter dans l’eau.

Dans la plupart des romans de l’écrivain, les personnages paraissent souvent affaiblis, incapables de faire face à leurs problèmes, des malheureux qui essaient tant bien que mal d’échapper à la triste réalité de la vie en rêvant. Ils n’ont aucune notion du bonheur, ils le voient comme une interdiction totalement irréelle et ne prennent conscience que quelques instants de leurs malheurs. Leur prison est l’ennui, leur vie est un grand désert du faite d’être toujours seuls, ce qui les angoissent au plus haut point de non retour et mène direct à leurs destructions. Julien Green ne prend pas la solitude à la légère, il nous la propose sous forme d’images d’un manque de respiration comme l’étouffement, la suffocation ou encore l’asphyxie, et c’est le caractère principal des personnages de ses récits. Ils restent dans leurs cages en verres et ne parlent à personne comme s’ils étaient enfermés dans une prison. Ils se replient sur eux-mêmes car lorsqu’ils sentent que la mort approche, ils sont pris de malaises ; les personnages « greeniens » sont fascinés par l’horreur et l’au-delà. Dans Chaque homme dans sa nuit Julien Green est plus compréhensif de la souffrance par rapport à la religion, on retrouve l’amour et « Dieu » malgré la personne qui a mal.

L’auteur n’a jamais souhaité avoir la nationalité française même si le Président Georges Pompidou la lui avait proposée. Il reçut cependant de nombreux prix pour l’ensemble de ses œuvres comme le prix national des lettres ou le grand prix de littérature de l’Académie française en 1970 ; seulement trois de ses ouvrages fut adaptés pour le 7ème art. Il rédigeait ses textes principalement en français, cependant il réussi à écrire aussi quelques récits en Anglais – parlant les deux langues à la perfection – pourtant il reste inconnu dans le monde Anglo-Saxon. Eric Jourdan Green était le fils adoptif de l’écrivain et lui resta fidèle jusqu’à sa mort qui eu lieu en 1998. Son enterrement se déroula en Autriche comme il l’avait souhaité lors d’une escapade où il avait vu une statue édifiante de la Vierge Marie qui l’avait profondément marqué. On compare souvent ses ouvrages à ceux de Balzac ou François Mauriac ce qui ravi davantage le lecteur assidu. Green recherchait surtout l’angoisse et la solitude mais aussi la spiritualité, il était constamment à la recherche du paradis perdu. Il dit clairement que ses livres sont faits pour les prisonniers qui rêvent d’être libres et que peut-être la mort sera en effet pour tous un immense réveil…

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