Clarté

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Le héros : son état de départ

Le héros n’en est pas tout à fait un, dans le sens où il ne va pas à la guerre avec enthousiasme et qu’il vit une vie monotone et somme toute assez commune. En effet, ce jeune homme qui s’appelle Simon Paulin travaille en tant qu’employé dans une entreprise comme tant d’autres. Son existence est commune, monotone, il ne vit rien de particulier, il est un citoyen ordinaire, pas très heureux, pas conscient non plus de sa situation. « Tous les jours de la semaine se ressemblent, du commencement à la fin. Le soir, on entend sonner sept heures, doucement, et aussitôt, tumultueusement, la cloche. Je ferme le registre, j'essuie et je pose ma plume. Je prends mon cache-nez et mon chapeau, après un coup d’œil à la glace qui me montre l'ovale régulier de mon visage, mes cheveux lustrés et ma fine moustache (on voit que je suis plus qu'un ouvrier).
J'éteins la lampe, je descends de mon petit bureau vitré. Je traverse la salle des chaudières, pris dans l'épaisse cohue toute retentissante encore du coup de cloche qui l'a délivrée. Quelques voix, parmi cette sombre foule pressée qui se propage dans les corridors et roule dans les escaliers comme un nuage, me crient en passant : "Bonsoir, monsieur Simon", ou, moins familières : "Bonsoir, monsieur Paulin." Je réponds çà et là, je me laisse emporter par tout le monde. » : il se laisse emporter par tout le monde et vit sans conviction, il parle au présent de l’indicatif, indiquant également la description et l’habitude ; répétant les mêmes gestes chaque jour, à des heures précises, comme un robot.

 

Simon s’est marié il y a quelques...

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