Claude Gueux

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Résumé

Ce roman inspiré de faits réels raconte l’histoire d’un jeune hommeque la pauvreté et des conditions de vie difficiles ont mené jusqu’à la peinede mort. Opposé à cette peine capitale, Victor Hugo présente son héros commeune victime de la marginalisation sociale et de l’abus d’autorité dans lespénitenciers.

Paris, début du XIXe siècle. Claude Gueux est un pauvreouvrier ayant eu une relation avec une prostituée de qui il a eu un enfant. Devantses responsabilités de père de famille, ne trouvant pas de quoi nourrir son enfantet sa concubine, il décide de voler. Son butin suffit à nourrir sa petitefamille pendant trois jours, mais il est interpelé par la suite et condamné à cinqans de prison.

Envoyé à la maison centrale de Clairvaux pour y purger sa peine, lesoir de son arrivée, on le place dans une petite cellule individuelle sanslumière où l’on envoie les prisonniers désobéissants en guise de punition. Lelendemain, il rejoint le reste des prisonniers dans l’atelier, un grand espaceou les détenus travaillent selon leur spécialité. Le soir, ils regagnent leurdortoir. Dans la chambre de Claude vivent quatre-vingt-deux autres prisonniers,que Victor Hugo présente comme des victimes de la négligence sociale.

Claude Gueux, homme fort et brave, intelligent et sage, devenu un crimineltraité en tant que tel, s’impose cependant comme un leader dans son atelier. Toutle monde le respecte et l’admire, il ne laisse personne indifférent. Même M.D., le directeur des ateliers, à la forte personnalité, commence à êtreimpressionné par lui. Homme arrogant et exigeant, il vient chaque jour surveiller,critiquer et même affliger des sanctions à ceux qu’on appelle des ouvriers, mêmes’ils sont avant tout des prisonniers, forcés de travailler contre unerémunération minime. Au début, il est gentil avec Claude, reconnaît sa bravoureet son honnêteté au travail. Mais par la suite, il devient jaloux de sapopularité et de la façon dont les autres prisonniers se comportent avec lui. Ilprend alors une décision qui va changer le cours de sa vie et de celle deClaude : la séparation de celui-ci d’avec Albin, son plus grand ami en ceslieux.

Albin est un jeune homme d’environ une vingtaine d’années. Maigre etfaible, il s’est retrouvé dans ce pénitencier pour avoir commis un vol luiaussi. Une profonde amitié s’est créée entre Claude et lui, à tel point que desresponsables de la prison ont affirmé qu’une relation homosexuelle existait entreles deux hommes. Claude niera ces affirmations, expliquant leur amitié commefraternelle voire paternelle, Claude ayant l’âge d’être le père de son jeuneami.

Pour mettre un terme à cette amitié et à cette complicité entre Albinet Claude, le directeur des ateliers décide donc de muter Albin dans une autrecellule. Un soir, le jeune détenu est interpelé par un gardien : le directeurle demande. Les heures passent et Claude s’inquiète de ne pas voir revenir sonjeune protégé.

Claude donne ensuite, implicitement, un ultimatum de neuf jours au directeur.Pendant neuf jours, il lui rappelle son désir de voir Albin. Fatigué de cesdemandes incessantes, le directeur l’envoie au cachot.

Les jours passent et aucune nouvelle d’Albin ne parvient à Claude qui,libéré du cachot, prend une décision funeste. Il se munit d’une paire de ciseaux,la seule chose qui lui reste de sa femme, et à l’atelier, il demande à sescompagnons une hache qu’il dissimule dans son pantalon. Alors que le directeurdes ateliers arrive et procède à sa tournée habituelle, Claude le suit et luidemande une dernière fois pourquoi il a séparé Albin de lui. Pour touteréponse, à nouveau, le directeur lui oppose un arbitraire total à travers unsimple : « Parce que. » Claude, définitivement fatigué desquatre ans des mauvais traitements de cet homme, lui assène alors quatre coupsmortels au crâne, puis un autre à la cuisse, devant ses camarades immobiles. Ilse saisit ensuite de ses ciseaux et se les enfonce dans la poitrine. Transportéà l’hôpital, il est cependant sauvé. Alors qu’on lui demande pourquoi il a tuéle directeur des ateliers, il aura pour toute réponse un « Parce que » qu’on lui auratristement inspiré. La veille de son crime, il avait jugé devant ses camaradesle directeur, et l’avait condamné à mort.

À son tour, Claude est condamné à la peine de mort. Ce n’est que surles instances d’une religieuse qu’il se pourvoit en cassation. Pendant cetemps, ses compagnons lui fournissent des moyens de s’évader, mais il n’yconsent pas. Sept mois après son meurtre, on annonce à Claude que son pourvoi aété rejeté et qu’il lui reste une heure à vivre. Il parle à un prêtre etexprime son regret de ne pas avoir été élevé dans la religion, tout enconservant une liberté d’esprit parfaite. Il est guillotiné sur la placepublique de Troyes un jour de marché.

Au cours d’un épilogue, Victor Hugo critique l’injustice de sociétéfrançaise du XIXe siècle, appuie sur l’importance de l’éducation ets’adresse directement aux gouvernants et législateurs : « Cette tête de l’homme du peuple,cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la,utilisez-la ; vous n’aurez pas besoin de la couper. »

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