Corps et âme

par

L’enfance et la musique

Le regard de l’enfant est différent de celui de l’adulte. Son esprit, encore jeune, est comme une page blanche prête à être remplie en acceptant de recevoir toutes sortes d’informations. C’est le cas de Claude qui, à l’âge de six ans, est impressionné par le va-et-vient des chaussures des passants et des différents bruits qu’elles peuvent faire. L’éveil de ses sens (ici, la vue et l’ouïe) est renforcé par la découverte d’un vieil instrument de musique qu’un adulte a probablement négligé. C’est donc cette intense curiosité de l’enfant - que ne possède pas un adulte, trop préoccupé par les soucis de la vie quotidienne - qui va le pousser à progresser et grandir : « Il fermait les yeux afin de mieux percevoir le bain de couleurs, oubliait ses mains, s'oubliait lui-même, écoutait les structures, les lignes entrelacées. Il jouait sans se préoccuper des erreurs, tout à son désir de sentir l'exaltation spéciale qui montait en lui lorsque la musique prenait les commandes, une émotion si intense que les larmes lui venaient parfois aux yeux ».

            L’enfant aime naturellement la musique et donc l’apprentissage de celle-ci est comme un jeu. En se divertissant il apprend beaucoup, et la musique est un épanouissement pour lui. La musique est également un trésor pour Clause car elle est sa délivrance : « Aussi singulier ou mystérieux que fût l’environnement (…), où qu’il se trouvât, dès qu’il s’asseyait au piano, le monde qui l’entourait n’avait simplement plus d’importance. Sa relation physique avec le piano était immuable ».

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