Correspondance avec Élisabeth et autres lettres

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Résumé

« Correspondance avec Élisabeth et autres lettres » est un ensemble de lettres échangées entre René Descartes et la princesse Élisabeth de Bohème entre 1643 et 1650. Les lettres rassemblées sous forme de livre constituent une des plus grandes sources d'information sur la vie du grand philosophe René Descartes et de la princesse Élisabeth.

Le livre commence par les précédentes correspondances de Descartes, avec La reine Christine de Suède, dont le sujet principal est l'union entre le corps et l'âme. Pour Descartes, le corps et l'âme sont deux entités bien distinctes, le corps s'étend dans l'espace et interagit avec ce dernier, à travers des sensations corporelles, tandis que l'âme est une entité pensante, impalpable, immatérielle. L'union du corps et de l'âme pour Descartes, c'est aussi reconnaître que certaines de nos expériences sont le fruit des deux entités, ce qui est appelé le « dualisme ». Parfois, on ressent avec le corps et l'âme, et ces deux entités, même séparées, peuvent concorder dans une même et unique sensation.

Tout débute en 1642, lorsque la princesse Élisabeth lit les Méditations métaphysiques de Descartes et demande conseil à son médecin. Ce dernier, n'ayant pas toutes les réponses, la dirige vers Descartes en personne. C’est alors qu’elle entreprend une correspondance avec le philosophe.

La correspondance commence avec une analyse des engagements philosophiques d'Élisabeth. Au premier rang des engagements de la princesse se trouve l’idée que les phénomènes naturels doivent avoir des explications mécanistes. Une autre position qu’elle soutient est l'opposition au fait que Descartes diminue l'importance de l'autonomie de l'esprit au profit du corps. Pour la princesse, le corps vient en second, il est l'outil de l'âme et non une entité indépendante avec ses propres mécanismes.

Descartes s'incline devant tant d'érudition, et c'est le début d'une correspondance qui ne finira qu’à sa mort. On peut, sans risque de se tromper, déclarer que cette correspondance constitue un élément clé de la vie de Descartes, ainsi que la preuve irréfutable de la grande intelligence et de la pertinence des arguments de la princesse.

Entre les années 1643 et 1649, la princesse Élisabeth de Bohême (1618-1680) et René Descartes (1596-1650) ont échangé 58 lettres : 32 de Descartes et 26 d'Élisabeth. Leur correspondance contient les seuls écrits philosophiques connus de cette princesse hors du commun, révélant sa maîtrise de la métaphysique, de la géométrie analytique, de la philosophie morale, ainsi que son vif intérêt pour la philosophie naturelle. Les lettres sont une lecture essentielle pour découvrir la philosophie de Descartes, ainsi que son éthique. Elles fournissent également un aperçu unique de la nature de leurs auteurs et la manière dont les idées se sont développées grâce à la collaboration intellectuelle.

Les réponses de Descartes ne manquent pas d'affection amicale, il prend la princesse très au sérieux, et prend en considération ses arguments et ses positions avec affection et beaucoup d’amitié envers elle. Ses dernières lettres échangées avec elles sont des lettres d'encouragement où il dit combien il apprécie leur correspondance et la tient en estime.

On peut considérer la correspondance de Descartes et de la princesse Élisabeth comme un support historique. En effet, cette dernière demande des conseils à Descartes en lui parlant de son exil, de ses préoccupations de femme et de princesse, et aussi, de ses grandes théories philosophiques, en faisant de lui son unique confident. Quant à Descartes, cette correspondance avec la princesse le montre sous un nouvel angle ; elle nous dévoile l'homme dans les dernières années de sa vie.

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