Correspondance avec Élisabeth et autres lettres

par

Descartes, un flatteur hors du commun

La longue série de correspondances échangées entre Descartes et la princesse Elisabeth constitue une preuve évidente de l’amitié qui les liait. La qualité des relations humaines est tributaire d’un certain nombre de choses, notamment la manière de se comporter, mais aussi et la manière de parler. Le choix des mots et l’intonation influent énormément sur les échanges, notamment ceux fait face à face. Dans une correspondance par contre, si l’intonation ne peut être décelée du fait de l’absence de l’expéditeur, il est en revanche possible que ce dernier, par le choix de mots appropriés, parvienne à toucher le destinataire au point de l’émouvoir. Un art dans lequel DESCARTES excelle : « Car j'aurais eu trop de merveilles à admirer en même temps ; et voyant sortir des discours plus qu'humains d'un corps si semblable à ceux que les peintres donnent aux anges, j'eusse été ravi de même façon que me semblent le devoir être ceux qui, venant de la terre, entrent nouvellement dans le ciel ». De tels mots prononcés à l’endroit d’une femme ne peuvent qu’aider à s’attirer sa sympathie. L’on en déduit donc que la qualité des mots utilisés au cours de cette correspondance a fortement aidé à construire cette amitié durable.

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