De la terre à la lune

par

Le capitaine Nicholl

Originaire de Philadelphie et expert en armes de défense, s’il est décrit comme une sorte d’alter ego du président du Gun Club, il est aussi désigné comme son adversaire le plus farouche au début du récit : « Ce rival était un savant comme Barbicane, une nature fière, audacieuse, convaincue, violente, un pur Yankee. On le nommait le capitaine Nicholl. Il habitait Philadelphie. » La racine de cette inimitié ? L’antagonisme de leurs domaines respectifs d’expertise. En effet, Nicholl, spécialiste en armes défensives, travaille pendant la guerre à la mise au point de plaques de métal de plus en plus réfractaires aux projectiles, lorsque Barbicane, expert en artillerie, œuvre à la confection d’armes offensives de plus en plus puissantes. La fin de la guerre sonne celle de cette petite compétition entre les deux inventeurs, au léger désavantage du premier, qui n’a pas eu le temps de démontrer par le test l’invulnérabilité de son dernier bouclier à tout projectile du second. Comble de la frustration, il ne parvient pas à imaginer une défense capable de répondre à l’entreprise intersidérale de son concurrent. Ainsi, au paroxysme de la jalousie, il est réduit à de vaines publications visant à discréditer sous toutes les perspectives le projet du Gun Club. C’est Ardan qui va mettre fin à cette inimité et tirer profit de leurs qualités respectives pour mener à bien le projet. Ardan va même les persuader de l’accompagner dans le périple vers la Lune. Les deux hommes désormais réconciliés, l’adversité dans le domaine militaire se fait complémentarité dans le cadre de l’investigation scientifique.

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