De la terre à la lune

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Une illustration du pouvoir fédérateur de la science

Le pouvoir fédérateur de la science est illustré à travers la description de l’extrême engouement que suscite, tant aux États-Unis que dans le reste du monde, le projet au cœur du roman : « Mais l’effet de la communication Barbicane ne s’était pas arrêté aux frontières des États-Unis ; il avait franchi l’Atlantique et le Pacifique, envahissant à la fois l’Asie et l’Europe, l’Afrique et l’Océanie. Les observatoires de l’Union se mirent en rapport immédiat avec les observatoires des pays étrangers ; les uns, ceux de Paris, de Pétersbourg, du Cap, de Berlin, d’Altona, de Stockholm, de Varsovie, de Hambourg, de Bude, de Bologne, de Malte, de Lisbonne, de Bénarès, de Madras, de Péking, firent parvenir leurs compliments au Gun-Club ; les autres gardèrent une prudente expectative. »Ce n’est peut-être pas tant la science que l’espoir et le rêve qui font naître le projet. Il ne faut pas oublier que Verne est issu d’une époque mécaniste qui croit en la capacité de l’homme à percer les mystères de l’univers et à dompter son environnement.

La vertu unificatrice de l’exploration scientifique est symbolisée dans le récit par la contribution de tous les continents au financement du projet, et, dans une moindre ampleur, par la transformation des rapports entre Barbicane et Nicholl, deux ennemis jurés pendant la guerre qui, pour favoriser la réalisation de l’entreprise, passent à de meilleurs sentiments et développent une collaboration efficace. La science et la technique sont des valeurs universelles au même titre que l’argent ; elles font rêver et ouvrent des perspectives non pas uniquement pour les inventeurs mais pour toute l’humanité.

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