Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes

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Deuxième partie

Pour Rousseau, la propriété est à l’origine des grands maux des sociétés. C’est pourquoi il en explique l’origine : une fois les sociétés formées, les hommes découvrent la métallurgie, ce qui leur permet de développer l’agriculture et l’élevage. Mais l’homme qui construit les outils ne peut exploiter la terre ou élever les animaux, et il a donc besoin de l’aide des autres hommes du groupe. Ainsi une tâche est déléguée à chacun (chercher les minéraux, forger, ou bien utiliser les outils créés). Mais les plus forts produisaient plus vite et davantage que les plus faibles, et dès que les hommes ont eu conscience de cette première inégalité, leur réponse fut la création de la propriété.

En effet, les plus forts mirent des barrières autour de leurs champs et désignèrent ces champs comme étant les leurs. Et c’est de là – de la propriété – que naît l’amour propre. L’amour propre est une aliénation de l’amour de soi qui est à l’origine de tous les vices de l’homme, puisqu’il s’agit de s’aimer soi-même plus que les autres et d’en plus désirer que les autres nous aiment plus qu’eux-mêmes, ce qui est impossible. De plus, la propriété va créer une division au sein des groupes d’hommes : les plus possédants se distinguent des moins possédants. Pour Rousseau, « celui qui ayant enclos un terrain, s’avisa de dire “ceci est à moi”, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile ». Mais pour Rousseau, la société civile est bâtie sur une inégalité sociale, économique et politique.

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