Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes

par

L’état de nature chez Rousseau

Le problème posé reposant sur le rapport entre inégalité et ce que la « loi naturelle » autorise, Rousseau s’attache tout d’abord à replacer l’humanité dans un contexte dépourvu de toute forme de société, afin d’envisager des relations qualifiées de « naturelles » d’un individu à l’autre, et de se demander quelles seraient ces relations.

Ainsi, Rousseau, qualifié de « philosophe naturaliste » par excellence, étudiera dans son discours les rapports entre individus, dans un état asocial, ou état de nature, où l’idée même de société n’existe pas. Cet état s’instaure entre êtres primitifs, c’est le tout premier maillon d’une chaîne supposée mener, à terme, au fameux contrat social, l’idéal rousseauiste en matière de relations humaines.

L’état de nature est donc l’état dans lequel l’homme, au commencement, ne connaît ni n’applique aucune loi. Cet homme naturel, vivant nu dans la forêt aux côtés des bêtes sauvages, est décrit par Rousseau comme étant l’un de ces animaux qu’il côtoie, à la différence près qu’il se nourrit de tout ce que les bêtes sauvages consomment habituellement selon leur espèce : il lui est donc plus facile de trouver sa subsistance, et en cela, il affirme sa supériorité sur les bêtes de la forêt.

Cependant, rien d’autre ne distingue l’homme de l’animal dans cet état primitif, il vit comme eux, s’abrite comme eux, avec ce que la nature peut lui offrir, il est « dispersé parmi eux ». Il est ainsi beaucoup plus exercé que l’homme moderne qui, lui, aura remplacé tout ce qui peut l’aider à vaincre...

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