Et si c'était vrai

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L'amour comme moteur

Dans le roman, l'amour tient lieu de pilier. Pour Lauren, il est le moteur qui lui permet de « rester en vie », ou tout du moins de pouvoir en profiter malgré son coma. Sans l'amour, elle serait restée seule, ne pouvant parler à personne, ne pouvant être vue de personne. On perçoit là le sens qu’attribue l’auteur à l’amour de « faire exister ». Non seulement il embellit la vie, l’enrichit, mais de façon plus fondamentale il semble la permettre. Quant à Arthur, Lauren va lui ouvrir les yeux sur l'amour : c'est un grand romantique, il cherche le grand amour. Chaque relation précédente l'a déçu et profondément blessé. Il ne parvient d'ailleurs pas à se remettre de son dernier chagrin, mais la rencontre avec Lauren va tout changer. Tous deux semblent s’être trouvés, et cette rencontre n'aurait jamais été possible si la jeune femme n'avait pas eu son accident, si un arrêt brutal dans une routine difficilement supportable n’était pas survenu.

Tous les deux ont leur propre vision de l'amour : pour Arthur, le quotidien est un signe de complicité, de tendresse, c'est la saveur du couple, ce qui lui permet d'être entier : « Je crois que le quotidien est la source de la complicité, c'est là qu'au contraire des habitudes on peut y inventer “le luxe et le banal”, la démesure et le commun » ; pour Lauren, la relation amoureuse n'était pas aussi idéalisée, mais au fil du temps et des déceptions, elle s'est mise à accorder beaucoup plus d'importance et de valeur à l'amour. À ses yeux, l'amour doit être saisi à pleines mains, permettre de donner et de recevoir sans compter : « Je me dis que pour prétendre partager une...

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