Gatsby le magnifique

par

Le déclin du rêve américain dans les années 1920

La construction du roman et son découpage en neuf chapitres ne relèvent pas du hasard. Dans les quatre premiers, Fitzgerald célèbre la jeunesse, l’espoir, l’éclat de la fête. Dans les chapitres six à neuf, c’est la mélancolie qui l’emporte. Gatsby réalise son rêve mais il perd ses illusions, le drame se noue, il pleut quasiment tout le temps. Le changement d’atmosphère est radical. Entre ces deux parties très différentes se trouve le cinquième chapitre, point central où tout bascule ; c’est celui des retrouvailles entre Gatsby et Daisy, celui à partir duquel l'amoureux transi va doucement glisser vers son funeste destin.

         Ne serait-ce que par la construction très rigoureuse de son roman, Fitzgerald fait part au lecteur de sa réflexion sur les années 1920 aux États-Unis, ou les « Roaring Twenties ». L’Amérique si forte et joyeuse se trouve comme dépossédée de sa vivacité après l’épisode de la Première Guerre mondiale pour laquelle elle s’était tant préparée. Fitzgerald dépeint ici une fêlure, la fêlure du rêve américain et de l’Amérique comme terre de renouveau.

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