Histoire de ma vie

par

Aurore

Aurore n’apparaît pas dans la première partie du recueil quis’intitule « L’Histoire d’une Famille, de Fontenoy à Marengo » ets’appuie sur la présentation et la description de la famille paternelle del’écrivaine. Dans « Mes premières années (1800-1810) », GeorgeSand nous fait vivre son intense bonheur et le profond attachement qu’ellemanifeste pour sa famille, et en particulier pour ses parents depuis sanaissance.

L’auteure met donc en évidence l’affection d’Aurore pour safamille, et la peine qui l’afflige chaque fois qu’un membre de cette famillemeurt. Son frère Auguste, âgé d’à peine un mois, meurt de la gale et de lachaleur lors d’un voyage en Espagne ; son père s’éteint après uneaccidentelle chute de cheval. Elle est également très affectée par ladisparition de sa grand-mère paternelle qui l’a élevée, Mme Dupin de Francueil,âgée et affaiblie par la maladie.

Aurore apparaît comme un personnage sensible, dont lajeunesse est marquée par des troubles à cause de la disparition de ses prochesmais aussi des conflits qui naissent au sein de sa famille, surtout entre sagrand-mère et sa propre mère : « Monpauvre cœur d’enfant commençait à être ballotté par leur rivalité. Objet d’unejalousie et d’une lutte perpétuelles, il était impossible que je ne fusse pasla proie de quelques préventions, comme j’étais la victime des douleurs que jecausais. »

Aurore connaît des moments très difficiles avec sa propremère lorsque cette dernière la prend avec elle à Paris. La joie et le bonheurauxquels Aurore était habituée dans sa petite enfance se sont effacés, faisantplace à une relation plutôt conflictuelle entre mère et fille, menant audésespoir et même à une tentative de suicide de la jeune fille. « Nous pouvons regarder cette terre comme unlieu de passage et compter sur un réveil plus doux dans le berceau qui nousattend ailleurs. » Elle est donc, à ce moment de son existence, à larecherche d’un ailleurs où le bonheur existerait.

À travers son personnage, Aurore présente la vie comme unesuccession de moments bons et joyeux, mais aussi de moments difficiles ettristes, qui sont inévitables et qu’il faut apprendre à accepter. La deuxièmepartie de sa vie, aussi triste soit-elle, est tout de même parsemée de périodesagréables. Ainsi, l’héritage de Nohant lui procure une grande liberté, ouencore son mariage avec Casimir Dudevant qui éprouve beaucoup d’affection et decompassion pour sa jeune femme (tout du moins au début de leur relation). Unautre passage de sa vie plein de lumière est celui qu’elle vit avec son premieramant : Aurélien de Sèze. Cet homme charmant lui redonne goût à la vieaprès avoir été la victime d’un mari devenu ivre et agressif. Aurore nous faitpartager son bonheur intense lorsqu’elle décide de vivre la vie d’une femmelibérée – une vie qui sera marquée par un certain nombre de liaisons amoureusesavec quelques-unes des figures artistiques les plus célèbres, telles que JulesSandeau, Alfred de Musset, Michel de Bourges, Frédéric Chopin et AlexandreManceau. Cet aspect de sa vie choque considérablement la société d’alors.

Aurore nous révèle sa vocation littéraire vers la fin d’Histoire de ma vie. Celle-ci apparaîtlors d’une rencontre avec Balzac, à Paris, où elle choisit son nom de plumeGeorge Sand. « Vie littéraire et intime (1832-1850) » retrace la viede l’écrivain George Sand. Elle intègre dans ses ouvrages ses souvenirspassionnés, mais s’y interroge également sur le devenir de la société.

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