Histoire de ma vie

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Résumé

Histoire de ma vie est un livre écrit parGeorge Sand (1804-1876). Commencé en 1847, sa rédaction s’est étendue surplusieurs années et l’ouvrage fut publié en feuilleton en 1854. Cetteautobiographie se compose de cinq parties : « L’histoire d’une famille de Fontenoy à Marengo », « Mes premières années », « De l’enfance à la jeunesse »,« Du mysticisme à l’indépendance », « Vie littéraire etintime ». Le récit de sa vie que livre George Sand prend parfoisquelques libertés avec la chronologie des événements, les retours en arrièresont fréquents, et les personnages apparaissent sous la plume de l’écrivain aufur et à mesure du déroulement de ses souvenirs.

 

« L’histoire d’unefamille de Fontenoy à Marengo » retrace l’histoire de sa famillepaternelle, entre la bataille de Fontenoy, victoire française sur les armées duroi d’Angleterre en 1745, et celle de Marengo, autre victoire française, contreles forces autrichiennes cette fois, sous le commandement de Napoléon. Ce quilie ces deux événements, c’est la présence de la famille de la branchepaternelle de George Sand sur les deux champs de bataille : Maurice deSaxe, commandant les armées du roi de France à Fontenoy, est un ancêtre del’écrivain ; quant à son père, Maurice Dupin, il prend part à la bataillede Marengo. Du côté de son père, George Sand est de très haute lignée,puisqu’elle descend en droite ligne du roi de Pologne Auguste II (1670-1733),père du maréchal de Saxe, arrière grand-père de l’écrivain. Du côté maternel,en revanche, l’arbre généalogique est moins prestigieux, puisque sa mère,Sophie Delaborde, est d’origine modeste.

 

« Mes premières années » retracel’histoire des parents de Georges Sand – Aurore Dupin, c’est son véritable nomet c’est ainsi qu’elle se nomme au cours du récit – et des années de sa toutepetite enfance. Elle y décrit son père, officier à l’uniforme chamarré, sisouvent absent et à la maigre solde. Maurice Dupin adore sa fille, qui le luirend bien. Sophie Dupin y est décrite comme une femme aux goûts modestes,contrainte à un train de vie à la limite de la gêne. On y rencontre aussi lademi-sœur de George Sand, Caroline, fille naturelle de Sophie. Et il y asurtout la grand-mère, mère de Maurice Dupin, qui tient une place trèsimportante dans la vie de la petite fille, et qui est un personnage marquant detoute la vie de l’écrivain. Marie-Aurore Dupin de Francueil est une fortefemme, aux manières exquises et au caractère bien trempé. Vient un jour lemoment du départ de la famille pour l’Espagne, où Maurice Dupin doit suivre leprince Murat. George Sand décrit le voyage difficile, le séjour au palais deMadrid, le climat pénible, et la naissance d’un petit frère qui meurt de lagale peu de temps après le retour des Dupin en France, à Nohant, au cœur duBerry, chez la grand-mère. Un deuxième drame frappe bientôt la famille, puisqueMaurice Dupin meurt des suites d’un accident de cheval. Parmi ces malheurs, lapetite Aurore découvre à Nohant le domaine de sa grand-mère. L’endroit marquela fillette à jamais. Elle conservera ce domaine, y vivra une grande partie desa vie. C’est là qu’elle fait la connaissance d’Hippolyte, son demi-frère, lefils naturel de Maurice Dupin.

 

« De l’enfance à lajeunesse » montre au lecteur la vie de la petite fille, partagée entre deux lieux –Nohant et Paris – et deux femmes – sa grand-mère et sa mère. Les relationsentre ces deux dernières ne sont pas toujours harmonieuses ; elles sont aubord de la brouille. C’est la grand-mère qui élève l’enfant, et devient sa« seconde mère ». Sophie manque à Aurore, mais la vie simple etproche de la nature qu’elle mène à Nohant développe en elle une grandesensibilité et un goût de la contemplation très précoce. De plus, Aurore estune enfant à la très vive intelligence, qui sait lire dès l’âge de quatre ans.Elle joue et rit avec les enfants des fermiers des alentours et Hippolyte, touten suivant les leçons de son précepteur, ami de sa grand-mère, Deschartes.L’enfant connaît là une enfance heureuse, mais sa grand-mère veut lui faireacquérir les manières d’une jeune fille bien née et l’instruction qui va depair. Elle l’envoie donc à Paris, au couvent des sœurs anglaises.

 

« Du mysticisme àl’indépendance » retrace les trois ans que George Sand passe dans ce couvent, où sescondisciples sont de jeunes filles issues de la meilleure société, et sespréceptrices des religieuses catholiques toutes d’origine anglaise. Le récitqu’elle en donne est empreint de tendresse et de douce mélancolie. Grâce à sanature contemplative, la jeune Aurore supporte fort bien la claustration etl’austérité de sa vie. Loin d’être une petite fille sage, elle est d’abord un« diable » qui répugne à se soumettre aux règles. Mais un jour, lajeune fille connaît une illumination religieuse, et plonge avec délice dans lemysticisme : elle communie régulièrement, prie, et caresse même l’idée deprendre le voile. Elle quitte cependant le couvent à l’âge de seize ans, nantied’une solide instruction. Peu de temps après, sa grand-mère disparaît, etAurore hérite du domaine de Nohant. Mais l’âge de la jeune fille lui interditde demeurer seule dans le Berry : elle retourne auprès de sa mère, avecqui ses relations se sont dégradées. C’est alors qu’elle rencontre CasimirDudevant, qu’elle épouse en 1822. En 1823, c’est la naissance de leur fils,Maurice. Malheureusement, les relations entre les époux se dégradent à un telpoint qu’ils décident, en 1830, de se séparer légalement.

 

« Vie littéraire etintime » décrit les débuts de la femme indépendante qu’est devenue Aurore :elle cherche un moyen de gagner sa vie, s’essaye à la décoration d’objets, maisson vrai talent est l’écriture : elle collabore au journal Le Figaroet publie son premier roman, Indiana,en 1832, sous le pseudonyme de George Sand. Suivent d’autres ouvrages qui luidonnent une relative aisance financière. Elle rencontre des gens de lettres, selie d’amitié avec Balzac, qui la marque profondément, rencontre la fine fleurdu monde des arts et connaît des liaisons avec différents hommes de lettres,parmi lesquels Alfred de Musset. Puis c’est la rencontre avec Frédéric Chopin,dont elle partage la vie pendant huit ans. Bouleversée par son génie, elle ledécrit avec une grande tendresse et beaucoup de pudeur.

 

Histoire de ma vie s’arrête à la période dela mort d’Hippolyte, son demi-frère, devenu alcoolique, décédé en 1848. Lerécit de sa vie que George Sand livre au lecteur est tout en pudeur et enfinesse, et décrit la vie d’une femme dont le désir de liberté de mouvement etd’action s’est exprimé dès l’enfance. 

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