Horace

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Horace

C’est l’époux de Sabine, et le fils du vieil Horace. C’est lui qui est choisi (avec deux autres chevaliers) pour représenter Rome en duel contre Albe mais Horace apparait quelque peu odieux, puisqu’il se voit déjà vainqueur de ce duel. Mieux encore, il considère que « sa victoire » sera encore plus honorable étant donné qu’il combat les Albains qu’ils considéraient déjà comme sa famille (sa femme est albaine et sa sœur est également amoureuse d’un Albain). Ainsi, il déclare : « vouloir au public immoler ce qu’on aime…Le frère d’une femme et l’amant d’une sœur…Une telle vertu n’appartenait qu’à nous ».

Alors que Curiace (son opposant) démontre son tiraillement face à cette destinée malheureuse – où l’un d’eux doit mourir – Horace quant à lui, demeure ferme dans son discours et camoufle tout sentiment de désolation qu’il éprouverait car pour lui il n’est que question de victoire et de restauration de l’honneur de Rome, quel qu’en soit le prix : « Rome a choisi mon bras, je n’examine rien…Albe vous a nommé, je ne vous connais plus. » Il fait également preuve de stoïcisme envers Curiace, de même il exhorte sa sœur à faire pareil, quel que soit le dénouement final de cet affrontement tragique : « Armez-vous de constance…si…il retourne vainqueur, Ne le recevez point en meurtrier d’un frère, Mais en homme d’honneur…Faites à ma victoire un pareil traitement: Ne me reprochez point la mort de votre amant. »

Horace est donc premièrement motivé par l’honneur de sa patrie et ce patriotisme insondable le rend aveugle (et sourd) aux pleurs de sa sœur Camille qui se lamente...

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Dissertation à propos de Horace