Horace

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Résumé

L’action se déroule en des temps très anciens, quand Rome n’était pas encore la capitale d’un puissant empire, mais celle d’un petit royaume en lutte avec ses proches voisins. Ainsi, sous le règne du roi Tulle, Rome est en guerre avec Albe. Pourtant, les deux cités sont proches et ont même tissé des liens étroits puisque deux familles de ces deux villes se sont unies. Ainsi, la famille romaine des Horaces : trois frères et une sœur, Camille, dominés par le vieil Horace, le pater familias, sont unis par les liens du mariage et de l’amour à la famille des Curiaces, noble famille albaine qui compte elle aussi trois frères et une sœur, Sabine, épouse du jeune Horace, quand Camille est pour sa part fiancée au jeune Curiace.

Toutefois, la guerre éclate entre les deux villes. Les jeunes gens déplorent vivement ce funeste événement, cette lutte pour eux fratricide qui a les couleurs d’un drame. Cependant, un espoir naît quand ils apprennent que les deux cités, pour éviter un bain de sang, ont décidé de changer les règles de la guerre. Chacune désignera trois champions, et les six guerriers s’affronteront en combat singulier. La cité dont les champions auront remporté le combat sera déclarée vainqueur. Les deux jeunes femmes surtout se réjouissent : leurs mari et fiancé ne s’affronteront pas. Cette perspective sourit également à ces beaux-frères qui s’estiment.

Hélas, c’est sans compter le destin qui veille. D’abord, on apprend que ce sont les Horaces qui défendront les couleurs de Rome ; c’est un très grand honneur dont se réjouissent les jeunes guerriers. Cependant, Curiace est partagé entre le désir de voir Albe, sa cité, triompher, et celui de voir son beau-frère survivre à l’affrontement. Il est profondément affecté quand il apprend que ce sont ses frères et lui qui défendront l’honneur de la ville d’Albe. Il doit affronter ses amis, il doit tuer le bien-aimé de sa sœur.

Il en est un en qui seule vibre la fibre patriotique : c’est le vieil Horace. Il exhorte ses fils à être forts et impitoyables et à n’avoir comme objectif que la gloire de Rome. Camille ne partage pas son point de vue. Elle maudit le sort qui frappe les deux familles. Son frère Horace l’invite à ouvrir son cœur à l’amour de la cité plutôt qu’à celui qu’elle porte à son amant. De plus, elle sera meurtrie quelle que soit l’issue du combat. Il ne faut donc pas qu’elle maudisse le vainqueur. Horace, Curiace, Camille et Sabine se font leurs adieux. C’est au tour de celle-ci de maudire le sort que les dieux leur ont réservé. Elle le fait haut et fort, mais n’ébranle pas la résolution des deux jeunes hommes, qui sont confortés dans leur volonté par le vieil Horace.

Restées seules, les deux jeunes femmes se lamentent. En est-il une qui souffre moins que l’autre ? Le bref espoir apporté par le report du combat ne dure guère. Bientôt arrive une terrible nouvelle : Albe a vaincu ! Les Curiaces sont blessés, mais vainqueurs. Deux des trois Horaces sont morts, le troisième, le mari de Sabine, semble avoir fui. En apprenant la nouvelle, le vieil Horace crie sa honte, car la lâcheté de son fils déshonore sa maison et son nom. Un noble romain nommé Valère vient compléter l’histoire. La fuite d’Horace n’était qu’une ruse destinée à séparer les Curiaces. Ainsi il lui a été possible de les affronter un à un, chacun lui arrivant selon la gravité de ses blessures, et de les vaincre. C’est donc Rome qui a vaincu. Le vieil Horace exulte, Camille s’effondre. Le vieil homme lui reproche vivement les larmes qu’elle verse sur la mort de son amant alors qu’elle devrait se réjouir de la victoire de Rome et de la survie de son frère. Camille n’en a cure. Quand son frère se présente devant elle, loin de le féliciter de sa victoire, elle lui fait d’amers reproches et pleure sur l’amour qu’il a tué. Indigné par ces larmes versées pour un ennemi mort, Horace tue sa sœur.

Selon la loi, c’est un meurtre qu’il a commis, bien qu’il s’en défende et affirme avoir accompli un acte de justice. Sabine se présente devant lui et l’adjure de la tuer elle aussi, pour que cessent ses souffrances ou parce qu’elle pleure elle aussi un ennemi tombé. Décidément, déclare Horace, les femmes ne sont que sentiments et ne font pas assez cas des valeurs plus profondes comme le patriotisme. Quant au vieil Horace, il désapprouve l’acte de son fils et désapprouve tout autant les larmes que sa fille a versées. Selon l’antique loi de Rome, il a droit de vie et de mort sur son fils. Il refuse néanmoins de le tuer.

Le roi Tulle contemple ce désastre. Il écoute la voix de Valère qui demande qu’Horace soit châtié pour son crime. Il écoute Sabine qui demande à mourir afin d’expier à la place de son mari. Il écoute Horace, qui demande à être exécuté afin que le crime qu’il a commis ne ternisse pas la gloire conquise, mais c’est le vieil Horace qui se montre le plus convaincant. À Sabine, il déclare que ses trois frères n’approuveraient pas les larmes qu’elle verse sur eux aujourd’hui. À Valère, il explique que le meurtre de Camille ne concerne que la famille des Horace, et non pas Rome. Au roi, il démontre que Rome ne saurait se priver d’un guerrier de la valeur de son fils. La conclusion revient au roi Tulle. Il ne condamne pas Horace, enjoint Sabine à sécher ses larmes, et ordonne les funérailles de Camille et Curiace, et qu’ils soient ensevelis dans le même tombeau.

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