Jane Eyre

par

L’égalité des sexes

Nous avons vu qu’au XIXe siècle, en Angleterre, l’appartenance à une classe sociale déterminait la façon dont chacun devait agir face au monde, et était perçu par le monde. L’appartenance à un sexe ou à l’autre est, et a fortiori était également source de ségrégation. En effet, la femme britannique, en ce temps-là, doit constamment faire preuve d’une maîtrise d’elle-même, d’un déguisement de sa personnalité, de sa façon de penser, afin de ne pas trop faire ressentir le caractère qui la définit réellement. Elle doit sans cesse réfréner ses passions et ses idées pour qu’on évite de se souvenir qu’elle peut en avoir.

Jane Eyre est le modèle même du refus de se cloîtrer dans cette caractérisation sexiste de la femme, tout comme elle nie le modèle des classes sociales à travers son amour pour Rochester. Elle doit mener une bataille acharnée pour conquérir son indépendance et accepter que ses qualités propres lui soient reconnues, en tant que femme et non en tant que gouvernante.

En effet, lorsqu’elle accepte la demande en mariage de Rochester et que celui-ci offre de la couvrir de présents, elle se montre claire dans ses objectifs : « Je ne veux pas être une autre Céline Varens ; je continuerai à être la gouvernante d'Adèle ; je gagnerai ainsi ma nourriture, mon logement et trente livres par an ; je subviendrai moi-même...

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Dissertation à propos de Jane Eyre