Kamo et moi

par

L'enfance

Pour coller au profil de son lecteur, qui est ici plutôtjeune, l’auteur décide de s’identifier à lui. Ainsi, le cadre de l’histoire estl’école, un cadre facile et commun à la plupart des enfants. À cela, il ajouteune situation somme toute classique pour un élève : une matière difficileet un professeur peu apprécié. Ici, Pennac a choisi de prendre le français enexemple et plus particulièrement les rédactions, qui ont parfois des sujetsdifficiles pour de jeunes élèves dont les capacités d’écriture et d’invention sontparfois limitées.

Pour continuer dans sa volonté de coller à l’univers del’enfance, l’auteur choisit comme personnages principaux deux garçons,eux-mêmes encore dans l’enfance, avec leurs propres jeux, leurs amitiés etleurs disputes, auxquels le jeune lecteur peut facilement s’identifier. Pourrenforcer cette identification, il ne donnera d’ailleurs que très peu d’indicessur le narrateur : ainsi celui-ci peut être n’importe qui, y compris celuiqui lit.

De manière comique, il va alors décrire des situations etdes bêtises propres aux enfants, en mettant en scène les parents des deuxhéros. Ceux-ci sont insupportables et constituent une véritable caricature quel’enfant est à même de comprendre, l’amenant alors à avoir sur son propre comportementun regard extérieur. Ainsi des disputes dignes de dessins animéséclatent : « La tartine de Pope part en sifflant, mais Tatiana sebaisse et le pain spongieux s’écrase sur la poitrine de Kamo. » Heureusement,celles-ci ne durent jamais bien longtemps et tout est propice à laréconciliation : « Elle lui murmure qu’il est un héros, qu’il a laplus belle bosse du monde, et que Moune est le Premier Médecin de laTerre. »

Pour mieux séduire son lecteur, Pennac se sert de sesconnaissances, de sa propre expérience relative au monde de l’enfance pourl’entraîner dans un univers qui lui est familier et dans lequel il pourra sesentir à l’aise et se laisser transporter.

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