L’affaire Caïus

par

Une enquête dictée par l’amitié

Si l’on s’en tient aux faits, il serait difficile de ne pas accuser un Rufus que tout semble accabler. C’est d’ailleurs fort logiquement ce à quoi l’on assiste dans l’œuvre quand le jeune garçon est désigné coupable et emprisonné. Sur quelles preuves se sont appuyés ses accusateurs ? Aucune preuve tangible, puisqu’il ne s’agissait en fait que de présomptions. Mais les faits semblaient trop concordants pour qu’une autre conclusion soit tirée. Toutefois une question subsiste. Et si Rufus était innocent ? Si les accusateurs du jeune garçon ne se sont pas posé cette question, ses camarades, eux, le feront, parce qu’ils croient en son innocence. L’auteur par cela montre que l’enfance est également une période pendant laquelle prévalent des valeurs qui tendent à disparaitre avec l’âge ; à savoir l’amitié et la confiance. Et ici, cette amitié ne s’est nullement limitée à un simple acte de foi, car les enfants ont réellement lutté pour prouver l’innocence de leur ami, prenant même au passage quelques risques, notamment quand la peur au ventre, ils sont allés voir l’astrologue Lukos : « Mucius glissa la chaîne dans la main de Jules et lui souffla précipitamment : ‘ Tu sais mieux parler que moi. Explique-lui ce que nous voulons…’ Pris de court, Jules posa sa chaîne sur la table, à distance respectueuse des serpents. ‘ Nous venons pour une consultation, dit-il enfin d’une voix mal assurée. Pourrais-tu nous révéler à qui appartient cette chaine ?’ »

Et de fil en aiguille, après bien des péripéties, ils finiront par établir l’innocence de leur ami en découvrant un coupable qui est l’expression...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Une enquête dictée par l’amitié >

Dissertation à propos de L’affaire Caïus