L’affaire Caïus

par

Une plaisanterie pour situation initiale

En écrivant « L’affaire Caïus », Henry Winterfeld visait essentiellement un public juvénile. La preuve en est donnée par le fait qu’il plante le décor en milieu scolaire, et plus précisément dans une salle de classe. A travers cet ouvrage, l’auteur démontre qu’il a une parfaite connaissance de l’univers des enfants ainsi que de leur psychologie. En effet, l’enfance, siège des premières expériences de la vie, est marquée par les premiers pas à l’école. Et si la scolarisation vise à faire acquérir des connaissances, elle n’en demeure pas moins une période pendant laquelle les enfants connaissent également des frustrations, et ceci pour diverses raisons. Dans l’ouvrage, le cas de Caïus,  le démontre très nettement. En effet, ce dernier, fils de sénateur, est un véritable cancre. Il donne en classe des réponses peu inspirées qui lui attirent généralement les railleries de ses camarades. Mais loin de se limiter à ce défaut, il en a un de plus, et pas des moindres : il est également violent. Il présente en conséquence le profil idéal de la personne à détester. Chaque école, chaque classe et chaque cours de récréation a son Caïus. Et si très souvent ce genre de personne fait peur, elle suscite également divers quolibets. Winterfield a donc choisi le cadre de la salle de classe pour présenter cette situation : « Il s'aperçut alors que son ami Rufus avait subrepticement quitté sa place, par un savant mouvement tournant, était parvenu à se glisser derrière le maître qui, plongé dans sa lecture, n'avait rien remarqué puis il avait accroché au mur sa tablette qui portait l'inscription suivante, tracée en grandes...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Une plaisanterie pour situation initiale >

Dissertation à propos de L’affaire Caïus