L’âge d'homme

par

Au plus profond de soi jusqu’au-delà de soi

A. Une autobiographie bilan

 

Pour Leiris, raconter son passé est un moyen de dévoiler qui il est aujourd’hui : « Je constate qu’il y avait déjà dans cette admiration [...] l’élément qui caractérise encore aujourd’hui l’idée que je me fais du courage ». La manière dont il juge le « je » nous informe davantage sur le « je » adulte que sur le « je » enfant ; ce qu’il pense et dit de son attitude de l’époque nous informe sur ses pensées présentes. Le passé ne devient pas prétexte à parler du présent, nous sommes en présence d’un bilan – « j’ai su depuis que… » : l’utilisation du passé composé montre que son savoir au moment de l’énonciation est la somme des savoirs passés et présents.

La sélection des souvenirs, les choix ne sont pas arbitraires mais disent quelque chose de lui : « On peut objecter à ma manière de présenter les choses un certain arbitraire dans le choix des faits que je rapporte[...] En admettant qu’il y entre de l’arbitraire, je ne vois pas ce que peut déceler la partialité d’un tel choix, sinon, précisément, cette prédilection marquant la valeur...

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Dissertation à propos de L’âge d'homme