L’âge d'homme

par

Michel Leiris

Chronologie : Vie & Regards sur les œuvres principales

 

1901 : Michel Leiris naît à Paris dans une famille bourgeoise éclairée. Son père a fait carrière dans les affaires ; sa mère, catholique fervente, a étudié à la Sorbonne mais n’a jamais travaillé. Il étudie au lycée Janson-de-Sailly où il se révèle un élève brillant. Il est cependant renvoyé pour indiscipline et a ensuite du mal à obtenir son baccalauréat de philosophie. Contre son gré, en dépit de son goût pour les lettres et l’art, il entame des études de chimie. Il assouvit cependant ses goûts premiers en se mêlant rapidement aux milieux liés à l’art. Après avoir suspendu ses études, il se consacre à l’écriture, occupant une place de représentant en librairie qui lui laisse suffisamment de temps libre. En, 1924, il se rapproche des surréalistes. Max Jacob est son initiateur en poésie ; il sera également proche de Robert Desnos et de Georges Limbour. Parmi ses influences majeures figure Raymond Roussel, dont la conception de la littérature comme procédé le marque et dont il fut un ami. Il s’est aussi penché sur le travail de peintres comme Picasso, Giacometti, Miró, André Masson ou Francis Bacon, dont il deviendra l’ami en 1966. Il publie des ouvrages poétiques dès 1925 (Simulacre, Le Point cardinal).

1929 : L’année où Michel Leiris entame sa psychanalyse avec Adrien Brodel le voit rompre avec le surréalisme. Cette coupure s’incarne dans sa collaboration à la revue éphémère Documents, qui paraît entre 1929 et 1931, également animée par Carl Einstein et Georges Bataille. Elle se distingue par son projet de bâtir des ponts entre ethnographie et art, artistes et universitaires. Leiris collaborera à nouveau avec Bataille lors de la fondation du Collège de sociologie en 1936.

1934 : Le journal que tient Michel Leiris entre 1931 et 1933 alors qu’il a été recruté comme secrétaire-archiviste durant la mission ethnographique et linguistique Dakar-Djibouti, dirigée par l’ethnologue Marcel Griaule, est publié sous le titre L’Afrique fantôme. Au-delà de ses observations, le lecteur suit le trajet mental de l’apprenti ethnographe, du désir d’une poésie vécue, d’une familiarité avec ce qu’il rencontrerait, à la désillusion du voyageur que la distance et l’abstraction exigées par l’ethnographie frustrent, qui exprime son dédain de l’exotisme et qui se trouve ressaisi par un sentiment de solitude et d’incertitude familier, au gré de notes souvent caractérisées par leur sécheresse. Leiris mêle ainsi commentaire...

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Dissertation à propos de L’âge d'homme