L’âge d'homme

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Résumé

Dans la préface de l’ouvrage, Leiris défend son projet autobiographique et utilise l’allégorie de la tauromachie pour prôner la nécessité de « se mettre en danger » à travers l’écriture du moi.

 

Dans le premier livre, dépourvu de titre et de numéro, Leiris commence par indiquer qu’il vient d’avoir trente-quatre ans, « la moitié de la vie », puis il esquisse brièvement mais sans complaisance son autoportrait. Ensuite, à travers le souvenir des Couleurs de la vie, un album édité à Épinal et dont il se rappelle les images, il évoque la vieillesse et la mort, deux des découvertes « terrifiantes » de son enfance. Ensuite, il passe en revue d’autres sujets qui ont marqué ses jeunes années, tels que le suicide, l’âme et l’infini. Enfin, il évoque ses premières interrogations, relatives notamment aux mystères de la naissance et de la cheminée du Père Noël, puis introduit les figures féminines de Lucrèce et de Judith.

 

Livre I : Tragiques

 

L’auteur commence par évoquer son enfance comme une « galerie de souvenirs ». Ensuite, il s’arrête sur le souvenir précis des opéras auxquels il se rendait en compagnie de ses parents et insiste sur l’importance qu’ont eue ces spectacles dans sa vie. Notant son goût pour le théâtre et plus particulièrement les tragédies, l’auteur évoque quelques spectacles qui l’ont profondément marqué tels que Roméo et Juliette, Hamlet ou encore Les Contes d’Hoffmann.

 

Livre II : Antiquités 

 

Leiris évoque sa passion pour les allégories et les récits antiques. Avec la richesse et la grandeur de ses références, l’Antiquité est un véritable sujet de fascination. Aussi, l’auteur avoue être attiré par la beauté des images « figées » où la référence sexuelle côtoie souvent la représentation de la violence. 

 

Livre III : Lucrèce

 

Leiris poursuit son projet autobiographique en associant ses souvenirs à l’image de Lucrèce, héroïne romaine qui, après avoir été violée, a choisi de se suicider de crainte d’être accusée d’adultère. Dans cette partie, Leiris raconte donc des histoires de femmes blessées ou punies dont les parcours font écho à celui de la dame romaine. Les tranches de vie évoquées dans cette partie répondent à une volonté expiatoire et donnent à lire la peur de devenir la victime sacrifiée.

 

Livre IV : Judith

 

Sur le modèle de la partie précédente, l’auteur associe son récit à l’histoire de Judith, héroïne biblique qui réussit à sauver son peuple de la menace de l’armée assyrienne en séduisant le chef de guerre Holopherne puis en lui tranchant sa tête. Dans ce chapitre, l’auteur dresse les portraits de femmes déterminées et dangereuses qui l’ont marqué, notamment à travers des personnages d’opéra interprétés par sa tante Lise. Parmi ces derniers, Leiris évoque Carmen, Salomé ou encore Dalila.

 

Livre V : La tête d’Holopherne

 

Leiris évoque des souvenirs d’hommes blessés qu’il a connus. Dans le cadre de ces évocations, l’auteur se remémore ses propres blessures qui l’ont atteint aussi bien sur le plan physique que moral.

 

Livre VI : Lucrèce et Judith

 

Réunissant les deux figures féminines évoquées précédemment, Leiris introduit dans cette nouvelle partie un troisième personnage, la reine Cléopâtre. Sous les effigies respectives de ces trois figures, il cite d’autres personnages qui ont marqué sa vie et qui renvoient tantôt à Lucrèce ou à Judith, tantôt aux deux personnages à la fois. À travers ces évocations, Leiris souligne l’ambivalence de la condition humaine et l’association permanente des contraires. En s’appuyant sur des vers d’Apollinaire, il souligne la complexité de l’Homme et la dualité de son existence.

 

Livre VII : Amours d’Holopherne

 

Leiris présente les trois expériences amoureuses qui ont compté dans sa vie. La première est l’évocation nostalgique de Léna, une femme qu’il a aimée mais connue tardivement. La seconde est son histoire d’amour avec Kay, une femme au nom anglo-saxon et son « initiatrice » à la sexualité. La troisième est l’histoire de son amour pour la femme qu’il épousera en 1926. Cette période de la vie de l’auteur est marquée par ses débuts en poésie et sa décision de faire de l’écriture son métier. Dans cette partie, l’auteur évoque également ses amitiés littéraires et sa contribution au mouvement surréaliste.

 

Livre VIII : Le radeau de la Méduse

 

Leiris raconte son voyage en Afrique et confie avoir suivi de courtes psychanalyses qui lui ont notamment permis, après une année de traitement, de terminer l’écriture de son ouvrage.

L’Âge d’homme s’achève sur l’évocation de deux rêves étranges, associés à Léna, l’amour tardif de l’auteur. Si le premier rêve est accompagné de deux interprétations, proposées par l’auteur à partir des événements qu’il a vécus, le second, livré au lecteur sans explications,  indique de façon symbolique que l’écriture autobiographique reste nécessairement un projet inachevé et ouvert aux significations et aux relectures.

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