L'art poétique

par

Le classicisme du XVIIème siècle

A) L’art de bien écrire et la valorisation du beau

L'Art poétique, véritable manifeste du classicisme français, est une doctrine littéraire dont les préceptes visent surtout à magnifier l'idée du beau. Tout poète ou écrivain doit atteindre cet idéal de beauté en suivant les cinq principes suivants.

-En un, imiter la nature :

« Le faux est toujours fade, ennuyeux, languissant ;

Mais la nature est vraie et d'abord on la sent

Rien n'est beau que le vrai, le vrai seul est aimable (…)/

Que la Nature donc soit votre étude unique. »

-En deux, suivre la raison ; loin des fantaisies de l'imagination et de la sensibilité, l'artiste n'entend qu'un mot d'ordre :

« Aimez donc la raison (…) »

-En trois, chercher le Bien qui se confond avec le Beau, condition indispensable pour plaire et être utile au lecteur :

« Le vers se sent toujours des bassesses du cœur. »

-En quatre, imiter les Anciens car ils ont subi l'épreuve du temps et qu'il est préférable de renouveler un sujet déjà traité plutôt qu'inventer du nouveau.

-En cinq, parvenir à la perfection de la forme afin d'assurer à l'œuvre l'immortalité :

« Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin

Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain. »

B) Les Anciens par opposition aux modernes

La bataille qui éclate entre les prôneurs d’anciens auteurs et les défenseurs d’écrivains modernes divise les poètes de l’époque de Boileau. Si les écrivains sont comme lui, épris du naturel et de la raison comme Molière et Racine, Boileau sera leur ami et en fera même l’éloge dans ses travaux. Boileau donne raison à Voltaire en disant : « L’art poétique de Despréaux est sans contredit le poème qui fait le plus d’honneur à la langue française ». Par contre, il se permettra de médire des hommes comme Ronsard dans le chant I ou tout simplement ne mentionnera pas le nom de celui qui le gêne tel que La Fontaine.

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