L’assassin habite au 21

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Résumé

Londres dans les années 1930. Le récit commence avec le meurtre d’un homme, Benjamin Soar. La police recherche un tueur en série ayant laissé une carte de visite après des corps de ses sept victimes, où l’on peut lire « Mr Smith ». On sait également qu’il s’est servi à chaque fois d’un sac de sable pour assommer ses victimes.Peu de temps après la découverte de ce nouveau meurtre, un homme du nom de Toby Marsh prétend savoir où habite le meurtrier. Il raconte au superintendant Strickland de Scotland Yard qu’il a vu l’assassin commettre un meurtre avant d’entrer au21 Russel Square. C’est l’adresse d’une pension de famille dirigée par Mrs Hobson, qui compte huit locataires : Mr Hyde, Mr Collins, Mr Andreyew, Mr et Mrs Crabtree, le professeur Lala-Poor et le major Fairchild. Un nouveau pensionnaire y est attendu, un Français du nom de Julie.

Des inspecteurs en civils commencent alors à surveiller la pension. L’inspecteur Prior qui travaille sur l’affaire pense qu’il vaut mieux choisir une personne de confiance au sein même de la pension afin de renseigner la police en toute discrétion. Il est d’avis de choisir M. Julie qui ne peut être le meurtrier puisqu’il vient juste d’arriver. Mais lorsque celui-ci est mis au courant de la présence du meurtrier à la pension, il prend peur et décide de s’en aller le soir même. Mais Mrs Hobson le découvrira mort, assis à son bureau, un couteau planté dans le dos. Au même moment, un homme appelle la rédaction du Night and Day ; il dit être Mr Smith et avoir tué un homme au 21. Le rédacteur Ginger Lawson est dépêché sur les lieux.

La police arrive à la pension et trouve l’arme du crime, un catlin – instrument acéré utilisé en chirurgie. Les soupçons se portent alors sur le Dr Hyde, auquel il manque justement un bistouri. Mais ce dernier affirme que Collins a voulu voir sa trousse après déjeuner, ce qui est confirmé par Andreyew. La police se rend également compte que l’argent de M. Julie a disparu. De plus, Strickland remarque une gravure faite à la main sur le bureau de M. Julie : « Il b… ». Or, Mr Collins bégaie.

L’inspecteur Fuller, qui travaille avec le superintendant, trouve l’argent de M. Julie caché dans le siphon de la baignoire. Andreyew dit avoir vu Collins entrer dans la salle de bain peu après l’heure présumée du crime. Par ailleurs, l’accusé dit écrire avec de l’encre bleue ; pourtant, son sous-main est taché d’une encre violette, tout comme l’un des billets. Emmené au poste, il finit par craquer et tout avouer lors de son interrogatoire.

Cependant, un coup de téléphone apprend à Strickland qu’un autre meurtre a eu lieu : Smith serait donc toujours à la pension ! En réalité, Collins avait avoué pour que les inspecteurs le laissent tranquille. Les interrogatoires reprennent. Fairchild signale à Strickland que la langue française comporte d’autres verbes commençant par B et prononce à l’oreille du superintendant le nom auquel il pense. On apprend que l’homme en question est Hyde, qui boite. Comme celui-ci n’a pas de bon alibi, il est emmené au poste. Tous les indices convergent vers lui : le catlin volé dans sa trousse, sa boiterie, son absence d’alibi.

De son côté Collins, innocenté, retourne à la pension. Ginger Lawson est persuadé que Hyde n’est pas le coupable. Il part donc dans les rues de Londres en guise d’appât pour tenter de coincer Smith par lui-même. Il rencontre un homme qu’il semble reconnaître. Celui-ci avoue être l’assassin et tue Lawson en pleine rue. L’endroit est désert, personne n’assiste au meurtre. Hyde se trouve alors innocenté par ce nouveau crime, une fois de plus signé Mr Smith.

Robin, un autre inspecteur affecté à l’enquête, pense que Smith doit avoir trouvé une cachette hors de la pension pour dissimuler son arme : il serait en effet trop dangereux de la transporter avec soi, au vu de tous les policiers aux alentours. Peu après, le superintendant reçoit une lettre accusant Andreyew. Ce dernier, adepte de la broderie, pourrait aussi correspondre à l’accusation « il b… ». De plus, il se trouvait au bar la veille avec Lawson. Andreyew est interrogé. Fuller découvre une dizaine de cartes de visite au nom de Smith entre la doublure et l’étoffe, dans le bas de son manteau. Celui-ci dit ne pas comprendre ce qu’elles font là, mais il ne peut nier avoir été au bar avec Lawson. Hyde revient donc à la pension tandis que Andreyew est à son tour emmené au poste.

 Cependant, quelques jours plus tard, intervient le meurtre d’un dénommé Allan Smith. Il ne reste plus que deux hommes possiblement coupables, Fairchild ayant été rayé de la liste des suspects grâce à un alibi solide. Peu après, le sac de sable est retrouvé dans une maison inoccupée près de la pension. On laisse toutefois tout en état pour tendre un piège au meurtrier. Mais personne ne revient sur les lieux et l’enquête piétine, tous les suspects ayant des alibis plus ou moins solides.

Plusieurs jours passent encore et Collins, Crabtree, Hyde et Andreyew se retrouvent pour disputer une partie de bridge. Crabtree, qui se rend compte que les trois hommes font équipe contre lui, se sent soudainement très mal. Il a visiblement compris la véritable identité de l’assassin et quitte la table précipitamment. Andreyew dit alors que « la vue de Smith ne l’aurait pas secoué davantage ». Alors qu’il se dirige vers la sortie, Crabtree se retrouve nez à nez avec le meurtrier, armé d’une canne-épée, qui insiste pour l’accompagner prendre l’air. Une fois dehors, Crabtree cherche de l’aide auprès de quelques passants, en vain. Il parvient à se défaire de Smith et s’enfuit jusqu’à une impasse. Un homme qui sort de sa maison veut lui venir en aide et lui demande à qui il doit s’en prendre ; ce sont en effet trois hommes qui poursuivent Crabtree. On comprend alors qu’il y a trois assassins : Andreyew, Collins et Hyde, qui s’enfuient.

Plus tard, Crabtree raconte son histoire à la pension, qui abrite deux nouveaux locataires. Il explique que les trois hommes s’innocentaient les uns les autres quand ils étaient arrêtés. Ils ont tué M. Julie notamment parce que celui-ci parlait français : les trois assassins pouvaient alors se jouer des inspecteurs et se protéger à la fois. Le « b… » pouvait en effet renvoyer à la boiterie de Hyde, au bégaiement de Collins comme à la broderie d’Andreyew. Crabtree a tout compris lorsqu’il s’est rendu compte que les trois hommes se liguaient contre lui pour se partager l’argent de la partie de bridge. Les Londoniens ainsi que la Police ont vite été mis au courant de l’identité de Mr Smith, mais avant que les coupables ne puissent être appréhendés, Hyde s’empoisonne et Boris se jette dans la Tamise. Seul Collins est arrêté vivant, et il attend de passer en justice à la fin du roman.

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