L’assassin habite au 21

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La restriction du cadre de l’action

Au début de l’œuvre, la ville de Londres abrite l’action, et l’absence de pistes conduit la police à chercher le suspect à travers la cité londonienne. Il faut dire qu’en cela, à l’entame du roman, Steeman a continué de rester fidèle au genre préétabli au sein duquel la recherche du coupable ouvrait le champ à tous les possibles, ce qui rendait la recherche plus difficile pour les enquêteurs. Mais il se produit un revirement de situation à un certain moment quand «….Un habitué de la justice, révèle l’adresse de l’assassin : il habiterait au 21 Russel Square, lieu qui s’avère être … une pension de famille ! ». C’est donc désormais dans ce cadre que se déroule l’action et c’est ici que se met en branle la touche d’originalité apportée par Steeman. Car alors on a la sensation que tout pourrait être plus facile et que le suspect sera vite découvert. Mais il n’en est rien. Bien que l’action soit désormais concentrée dans cette pension de famille, l’auteur parvient à rendre l’intrigue aussi dense qu’haletante, une véritable réussite dans la mesure où les indices sont multiples, au même titre que les suspects. L’enquête n’en est rendue que plus difficile et il apparait évident que même les limiers de Scotland Yard pourraient avoir besoin d’aide. C’est ainsi que le lecteur se retrouve parfois obligé de participer à l’enquête.

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