L’assassin habite au 21

par

Stanislas-André Steeman

Chronologie : Vie & Regards sur les œuvres principales

 

1908 : Stanislas-André Steeman naît à Liège en Belgique dans une famille bourgeoise. Enfant précoce, il s’enthousiasme très tôt pour les histoires de mystères et fait ses essais dans le genre dès six ans. Ses dons de dessinateur le guideront un temps vers une petite carrière d’illustrateur en parallèle de l’écriture. À l’adolescence, il tente de faire publier ses contes, parfois coquins, dans des revues parisiennes. Il s’essaie aussi à la poésie pendant ses études, en publie à compte d’auteur, et collabore en écrivant des textes humoristiques à des revues légères. Il travaille ensuite pour une compagnie maritime avant de devenir journaliste à La Nation belge, où il écrit à tout propos. Il publie des volumes de contes et des romans dès seize ans, dans un genre plutôt sentimental.

1928 : La publication de la pochade Le Mystère du zoo d’Anvers signe le tournant pris par Steeman vers le roman policier, sous l’angle du pastiche. Il est issu d’une collaboration avec Sintair, alors lui-même journaliste à La Nation belge. Ayant réussi à se faire publier dans la prestigieuse collection policière du Masque, et devant leur petit succès, les deux hommes collaboreront encore pour quatre romans d’énigme, toujours dans un style parodique anticipant le ton ironique que conservera Steeman dans ses œuvres plus sérieuses. Puis Steeman se lance seul dans la rédaction de romans policiers où il met en scène le récurrent commissaire Aimé Malaise.

1931 : Steeman connaît le succès avec Six hommes mort, qui remporte pour sa deuxième édition le Prix du roman d’aventures et sera adapté au cinéma en 1941 par Georges Lacombe sous le titre Le Dernier des six. L’intrigue repose sur un ressort qui sera beaucoup exploité par ses pairs ensuite : l’assassin met en scène son décès pour continuer de tuer sans éveiller les soupçons sur lui. C’est ici qu’apparaît un nouveau héros récurrent, le détective M. Wens (Wenceslas Vorobeïtchik), qui poursuivra sa carrière dans onze autres opus de Steeman. La même année paraît La Nuit du 12 au 13, nouveau polar, cette fois exotique, où M. Wens croise le commissaire Malaise à Shanghai autour d’une affaire de chantage et de trafic d’opium. Steeman met ensuite en scène Wens dans plusieurs polars assez classiques, dont Les Atouts de M. Wens en 1932, où l’enquête qui tourne autour d’un suicide ressemblant à un crime maquillé...

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Dissertation à propos de L’assassin habite au 21