L’assassin habite au 21

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Comme une sollicitation de l’aide du lecteur

Un roman policier est toujours une quête. Jamais aisée, mais les personnages sont bien obligés d’y aller. Et si bien souvent le lecteur éprouve du plaisir à lire, il cherche également à découvrir au même titre que les policiers, l’identité du coupable. C’est un réflexe quasi permanent. Toutefois, très peu d’auteurs impliquent directement le lecteur et c’est en cela que Steeman est particulier. En effet, plusieurs fois dans le livre, il semble solliciter l’aide des lecteurs. Comme s’ils étaient à l’instar des policiers de Scotland Yard, obligés de découvrir l’identité du coupable "Avez-vous résolu l'intrigue ?" demande-t-il quelques fois. Le lecteur se sent alors interpellé. Tant et si bien que la réaction la plus logique qu’il a au cas où il ne serait pas parvenu à résoudre l’intrigue est de retourner en arrière pour revoir les indices. Ces derniers sont aussi nombreux que les suspects de la pension. Car pour rappel y «…..Vivent le Dr. Hyde (un ancien médecin), le Major Fairchild (ancien officier des Indes), Miss Pawter (une publiciste), le couple Crabtree, Mr. Collins (un poseur d’antennes radio), Mr. Andreyew (un doubleur russe), le professeur Lalla-Poor (un prestidigitateur) et Miss Holland (une écrivaine timide adoratrice des chats). À ce petit groupe, vient rapidement s’ajouter un nouveau locataire, Mr. Julie, un français venu étudier les monuments égyptiens au British Museum ». Alors, qui de toutes ces personnes est le coupable ? Le dénouement de l’histoire permet de le savoir. A moins qu’un lecteur se sentant une âme de détective n’arrive à résoudre l’intrigue avant la fin. Mais même dans un tel cas, il faudrait qu’il lise jusqu’au bout pour s’en assurer. De quoi...

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