L’assassin habite au 21

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Un suspect aussi violent et audacieux, qu’insaisissable

Dans « L’assassin habite au 21 », Steeman construit son intrigue autour d’actes posés par un criminel pour le moins insolite. La première chose qui frappe le lecteur, c’est immanquablement sa violence car il est question d’un tueur en série dont les statistiques sont pour le moins évocatrices. En effet, il est parvenu en deux mois et demi à tuer sept personnes en leur fracassant le crâne. Son mode opératoire fait transparaitre une certaine violence. Mais au-delà de cela, c’est l’audace qui le caractérise qu’il faut souligner. Car lorsqu’un tueur fait ne serait-ce qu’une seule victime, la police est généralement sur les dents et mène des investigations, ce qui a un effet dissuasif sur le criminel qui préfère se planquer en attendant que les choses se tassent. Tel n’est pas le cas ici, car les investigations de Scotland Yard ne l’ont pas arrêté pour autant :

«Le passant tomba sans un cri, absorbé par le brouillard avant d'avoir touché terre. Sa serviette de maroquin fit floc en giflant le trottoir.

Mr Smith soupira. Il pensait : "Comme c'est facile ! Plus facile encore que la dernière fois !" ». Mais ce n’est pas tout ! Le suspect pousse encore plus loin le bouchon de l’audace en laissant un indice à la police après chaque crime. Il signe de son nom un bristol et l’abandonne sur place. En dépit de tout cela, la police ne parvient pas à lui mettre la main dessus, ce qui est pour le moins surprenant. Comment cela se fait-il ? Le mystère reste entier jusqu’à la fin de l’ouvrage. Une seule certitude subsiste, le criminel est insaisissable, autant que la brume qui se fait complice de chacun de ses crimes. La combinaison de ces éléments fait du roman un véritable succès dans la mesure où l’auteur...

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