L'Attrape-cœurs

par

Résumé

Holden Caulfield est un adolescent américain des années 1950 qui nous raconte deux jours de sa vie, deux jours de liberté étrange où, livré à lui-même, il a basculé dans un état qui l’a mené où il est maintenant et d’où il nous parle.

Mais revenons au début du récit de Holden. Il est élève dans une école privée de Pennsylvanie, et il ne s’y plaît guère. Il accumule les faux-pas, le dernier en date étant d’avoir perdu l’équipement de l’équipe d’escrime dans le métro de New York au cours d’un déplacement. Les autres l’ont immédiatement puni : il a été « ostracisé », c’est-à-dire que personne ne lui a adressé la parole pendant le retour. De plus, cette dernière bévue qui s’ajoute à une liste déjà longue lui vaut d’être renvoyé. Dans quatre jours, il doit retourner chez lui pour les congés de Noël, mais il ne reviendra pas à l’école. Il est d’ailleurs allé dire au revoir à son professeur d’histoire, M. Spencer.

Ce soir, tout le monde est au match de football contre l’équipe d’une autre école, mais Holden ne tient pas à y assister. Il reste dans les dortoirs de l’école presque vide. Il rêvasse sur son lit quand Ackley vient lui imposer sa présence, ses manières douteuses et sa sottise. À peine débarrassé de celui-ci, c’est Stradlater qui s’annonce. Celui-là n’est pas content : Holden a rédigé un devoir à sa place, une rédaction, qui n’a pas plu à Stradlater. Quelle idée de choisir comme sujet un gant de base-ball ! Pourtant, Holden y a mis tout son cœur, car il a parlé dans le devoir du gant de base-ball de son frère Allie, récemment décédé. Mais ça, Stradlater s’en moque bien. Pour l’heure, ce qui l’intéresse vraiment, c’est son rendez-vous avec Jane Gallagher. Holden la connaît aussi et nourrit pour elle des sentiments affectueux et fraternels. Les intentions de Stradlater ne sont ni fraternelles ni respectueuses, ce qui enflamme la colère de Holden. Les deux garçons se battent mais le combat ne dure pas : Holden reçoit une petite raclée. Furieux et écœuré, Holden décide de quitter l’école plus tôt que prévu et part pour New York avec l’intention d’y passer les quelques jours qui le séparent de son retour chez lui.

Le voici à New York où il prend une chambre dans un hôtel miteux. Que faire en cette soirée ? Il s’habille élégamment et se rend dans un endroit où l’on danse, et où il fait danser trois femmes plus âgées que lui – elles ont la trentaine – auxquelles il fait du charme. Il se comporte, du moins le croit-il, comme un adulte et pense perdre bientôt sa virginité, mais les trois femmes s’éclipsent en lui laissant régler la note. De toutes façons, il les a trouvées bêtes. Il se rend ensuite dans un night-club, mais il n’y trouve que tristesse et ennui. Il décide alors de faire monter une prostituée dans sa chambre.

La professionnelle qui arrive, Sunny, est toute jeune, et Holden s’en trouve déstabilisé. Au lieu d’avoir des relations sexuelles, il préférerait parler avec elle. Qu’elle se tranquillise : il la paiera quand même. Pas question pour la fille qui empoche l’argent, quitte la chambre et revient peu de temps après accompagnée de son souteneur, un nommé Maurice. Ils extorquent encore un peu d’argent à l’adolescent, et Maurice le quitte en lui appliquant un coup de poing à l’abdomen en guise d’adieu. Après ces aventures désagréables, Holden trouve refuge dans le sommeil.

Reposé, il téléphone à une amie, Sally Hayes. Il lui propose d’assister à une représentation dans l’après-midi. En attendant, il quitte l’hôtel, se rend à la gare Grand Central où il laisse ses bagages et décide de prendre un petit-déjeuner bien mérité. C’est là qu’il fait la connaissance de deux religieuses avec lesquelles il sympathise. L’une d’elle enseigne les lettres, et la conversation est au goût de Holden cette fois. Il les quitte pour aller acheter un disque, cadeau de Noël pour sa petite sœur Phoebe. Il l’aime profondément, et elle l’adore. Elle seule semble le comprendre, et les seules remarques que Holden accepte sont celles de la petite fille. En chemin vers le théâtre, Holden entend un garçonnet chanter et croit comprendre ceci : « Quand quelqu’un attrape celui qui court dans les épis de seigle », ce qu’il trouve joli.

Holden et Sally assistent à la représentation puis vont faire du patin à glace. Soudain, Holden propose à Sally de fuir avec lui, n’importe où. La jeune fille refuse, ce qui déprime profondément Holden, qui lui fait alors des remarques blessantes. Ulcérée, Sally s’en va. Holden est à nouveau tout seul. Cette fois, il se saoule.

À travers les vapeurs de l’alcool, Holden décide de trouver la réponse à la question qu’il se pose depuis son arrivée à New York : que deviennent les canards qui barbotent dans le lac de Central Park quand l’hiver glacial a gelé l’eau ? C’est en se rendant au bord du lac qu’il brise le disque destiné à Phoebe. Après une brève visite au Musée d’histoire naturelle, qui le déprime encore davantage, il décide de se glisser dans l’appartement familial. Ses parents sont absents, et il peut tranquillement parler à sa petite sœur, laquelle lui tient des propos extrêmement raisonnables pour une enfant de son âge. Holden lui explique que ce qu’il voudrait, c’est protéger, préserver l’innocence, qu’il voudrait être celui qui attrape les enfants qui courent à travers les épis de seigle sans voir qu’au-delà du champ s’ouvre un précipice.

Quand ses parents reviennent, Holden quitte l’appartement et va rendre visite à un professeur de lettres qu’il aime beaucoup, M. Antolini. Malgré l’heure tardive celui-ci le reçoit et l’écoute développer à nouveau sa théorie de l’attrape-cœurs (celle du catcher in the rye, qui forme le titre anglais, rye signifiant seigle). Holden finit par s’endormir, pour se réveiller brusquement : M. Antolini se trouve à ses côtés, le regarde et lui caresse les cheveux. Prenant cela pour des avances, Holden prend la fuite.

Holden prend alors une grande décision : il va partir vers l’Ouest et se faire passer pour sourd-muet. Il retrouve Phoebe ; celle-ci, enthousiaste, veut l’accompagner. Mais non, il ne partira pas, car il préfère regarder sa petite sœur qui rit en tournant sur un manège.

Voilà, ces deux jours sont passés. Holden est aujourd’hui dans une institution psychiatrique, où l’on soigne ce qui semble être une sévère dépression. Il ira dans une nouvelle école en septembre. Il n’en dira pas plus, à part ceci : Ackley lui manque, et Stradlater aussi, et même Maurice le souteneur.

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