L'Attrape-cœurs

par

La solitude de Holden

Sa quête éperdue et son tempérament à tendance autiste font d’Holden une personnalité bien particulière. En effet, il est incapable de communiquer avec les personnes qui l’entourent, puisque toutes ses tentatives sont soldées par un échec. Lorsqu’il arpente la ville en solitaire, son désir de toutefois essayer de joindre quelqu’un passe par le téléphone : il tente d’appeler des personnes pour organiser des rendez-vous, se heurte à des refus ou est déçu du résultat. Lorsqu’il rencontre physiquement ses contacts, ceux-ci ne sont jamais à la hauteur de ses attentes et les entrevues se terminent par une dispute ou une déception.

L’unique endroit où Holden semble trouver refuge est dans la solitude, et à l’intérieur de son propre crâne. En effet, il bâtit ses croyances et ses valeurs sur le souvenir et l’imagination, en la personne d’Allie particulièrement. Une grande partie du discours du roman est un discours indirect libre, qui met en lumière directement les pensées du jeune homme. Nous pouvons ainsi suivre le cheminement de sa pensée tortueuse et pourtant simple, honnête. Ce qui se passe sous son crâne, considéré par le lecteur, semble finalement aller de soi ; or, si le lecteur n’avait accès qu’à ses actes, l’adolescent lui semblerait aussi étrange.

Ainsi, Holden oriente bel et bien son comportement selon le chemin que prennent ses pensées sous son crâne, il n’agit qu’après réflexion, mais cette réflexion demeurant invisible à ceux qui le côtoient, Holden reste toujours à distance d’autrui, dont ses manifestations l’aliènent.

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Dissertation à propos de L'Attrape-cœurs