L'Attrape-cœurs

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Le mépris de l’hypocrisie

Holden considère son entourage, dans sa vaste majorité, comme hypocrite ou superficiel. Sa quête à travers New York aura pour but de chercher quelqu’un qui se démarque de cette majorité. Ce n’est pas uniquement les délires d’un adolescent à tendance autiste que nous livre Salinger, mais également sa propre vision de la société américaine où seule prévaut la réussite. L’estime de soi à travers les biens matériels est ce qu’il cherche à dénoncer par l’intermédiaire de la recherche du vrai et du non déguisé que l’on trouve chez les enfants.

Ainsi, l’exemple de la prostituée Sunny nous montre bien en quoi consiste cette société. Elle est à peine plus âgée qu’Holden, ils ont peut-être même le même âge bien qu’elle trempe déjà définitivement dans l’âge adulte. Maquillée à outrance, intéressée, elle refuse d’écouter Holden parler et désire seulement qu’il l’emploie puis la paie. Ainsi, elle laisse Holden totalement démuni devant cette figure d’à peine son âge qui le considère comme un enfant capricieux.

Le rapport d’Holden à la religion montre clairement qu’il considère l’hypocrisie comme la pire chose qui soit. En effet, il décrit l’enterrement de son petit frère Allie – auquel il n’a pas pu assister, étant lui-même hospitalisé pour avoir fracassé les fenêtres à coups de poings à l’annonce de la mort de l’enfant – en livrant un portrait glacial de sa famille, semblable à une bande de rapaces, rôdant autour du cercueil en pensant procurer des paroles de réconfort tandis qu’il était le seul à avoir réellement fait hommage à la gentillesse et au caractère adorable de son petit...

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Dissertation à propos de L'Attrape-cœurs