L'auberge rouge

par

L’idée et le fait

L’histoire se déroule en octobre 1799.Deux chirurgiens militaires français arrivent à Bonn et se dirigent versAndernach pour y servir en tant que sous-aides. À leur arrivée aux portes de laville, l’un des deux, nommé Prosper Magnan, s’émerveille devant la beautéd’Andernach. Le narrateur balzacien souligne qu’à la prononciation parl’Allemand de ce nom, un fournisseur à l’air triste, dans l’assistance, blêmit,se verse de l’eau, boit son verre d’un trait et transpire plus que de raison.Surpris, le narrateur s’enquiert de la santé de ce dénommé Taillefer. Cedernier assure que tout va pour le mieux. Hermann, ne se souvenant pas du nomdu deuxième sous-aide, décide de l’appeler Wilhem « pour donner plus declarté au récit de cette histoire ». L’heure est avancée et les deuxcompères décident de loger dans un établissement baptisé L’Auberge rouge.

Un petit homme rond suivi de deuxmariniers arrivent bientôt à leur suite à l’auberge et le maître des lieux leurapprend qu’il n’a plus de chambre libre ni de repas à leur servir. Parconséquent, s’ils décident de rester, ils passeront la nuit sur des chaisesdans la salle où soupent les deux sous-aides. Hermann souligne qu’il ne connaîtpas grand-chose du gros homme si ce n’est son nom d’emprunt, à savoirWalhenfer, un négociant. Ici encore, Taillefer boit un autre verre d’eau tandisqu’Hermann poursuit son histoire. Prosper offre à Walhenfer de partager leursouper, ce dernier accepte. Après le repas, ils boivent du vin et les languesse délient. Chacun raconte son histoire et une sorte de lien se crée. Wilhemoffre même son lit au négociant ; il dormira dans celui de son amiProsper. Le négociant accepte et confie aux deux jeunes gens qu’il ne fait pasconfiance aux deux bateliers qui l’accompagnent car il a cent mille francs enor et en diamants dans sa valise. Wilhem et le négociant s’endorment maisProsper reste éveillé et se met à imaginer sa vie s’il était à la tête de lafortune qui repose au pied du lit du négociant.

À cette étape de l’histoire, Taillefers’éponge le front et boit encore de l’eau. Prosper finit par se ressaisir etaprès une longue promenade, abandonne l’idée de ce crime affreux. Une fois deretour dans la chambre, il finit par s’endormir. Le lendemain, il est réveillé aumatin par des cris. Le négociant a été assassiné et le jeune homme est arrêté.À mesure que l’histoire avance, les gestes nerveux de Taillefer se multiplient.Prosper Magnan est conduit en prison sous les huées haineuses de la foule quis’est massée devant L’Auberge rouge à la nouvelle du crime. Hermann note quec’est à la prison d’Andernach qu’il a rencontré l’infortuné sous-aide. Cedernier raconte son histoire à l’Allemand qui s’enquiert de son ami. Prosperrefuse de croire que Wilhem ait pu commettre ce crime odieux et préfère s’imaginerque son ami s’est enfui apeuré à la vue du corps inerte du négociant. Entre sesremords et le désir de mettre son ami à l’abri de tout soupçon, Prosper s’égareau cours de son procès et l’on décide vite de sa culpabilité : il estcondamné à être fusillé. Au cours du récit, Hermann se souvient finalement dunom du compère et Wilhem devient Frédéric. La voisine du narrateur lui faitremarquer que son vis-à-vis, Taillefer, s’appelle Frédéric. Prosper, qui sesait condamné, fait promettre à Hermann de porter une lettre à sa mère et delui dire qu’il est innocent. 

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