L’énergie spirituelle

par

L’âme et le corps

L’âme et le corps sont deux concepts qui renvoient à deux réalités qui semblent opposées. Selon l’auteur, nous avons à faire à deux entités : l’esprit et la matière. L’une est saisissable et l’autre ne l’est pas. La position qui assimile le corps et la matière est soumise aux lois de la physique. Il continue en affirmant que si le corps semble régi par des mécanismes qui lui sont extérieurs, il existe d’autres qui le régissent, mais de l’intérieur. Bergson établit ainsi le lien entre le corps et l’âme. Selon lui, les deux entités sont inséparables l’une de l’autre. Il souligne à cet effet : « D’abord, vous reconnaîtrez que cette âme n'opère jamais devant vous sans un corps. Son corps l'accompagne de la naissance à la mort, et, à supposer qu'elle en soit réellement distincte, tout se passe comme si elle y était liée inséparablement » (p.22). La science a démontré l’existence du corps, grâce à ses nombreuses expériences, et l’âme va plus loin que le corps. Cet état de choses se traduit selon Bergson, par les perceptions que nous avons du réel. Il pense que seule l’âme peut avoir une notion du passé et du présent tandis que le corps ne se limite qu’au présent. Il justifie ce point de vue en affirmant que : « Les impressions faites par les objets sur le cerveau y demeurent, comme des images sur une plaque sensibilisée ou des phonogrammes sur des disques phonographiques ; de même que le disque répète la mélodie quand on fait fonctionner l'appareil, ainsi le cerveau ressuscite le souvenir quand l'ébranlement voulu se produit au point où l'impression est déposée » (p.23). Cette affirmation traduit en fait la manière dont notre âme fonctionne et qu’elle seule est prompte à évoquer un passé.

Peut-on affirmer que l’âme est distincte du corps ? Quelle relation entretiennent-t-ils ? Le cerveau, la mémoire, les perceptions, la conscience sont l’apanage du spirituel, de l’âme. Et c’est par le cerveau et la conscience que nous existons. En d’autres termes, l’auteur veut nous faire comprendre que l’âme est sans cesse en mouvement. Elle permet au corps, à travers la conscience, de se situer dans l’espace et dans le temps. Il veut nous faire observer que, par le biais de la conscience, l’âme n’est pas dépendante du corps, car c’est elle qui met le corps en mouvement. L’âme instruit une dynamique au corps. La conscience que nous avons de notre corps et de tout ce qu’il est à l’extérieur, est le fruit du mouvement du cerveau, donc de l’âme. C’est à travers la création des œuvres que l’âme se matérialise. Selon Bergson, c’est la raison pour laquelle la science affirme que tous ces mouvements se passent dans le corps et se matérialise hors de lui, toujours par le corps. Il souligne à cet effet : « Donc, pas plus dans le temps que dans l’espace, l’âme ne déborde le corps » (p.23). L’âme, tout au long de son existence accumule une dose d’expériences qui l’endurcit. L’accumulation de savoir, son caractère libertin et créatif, contribuent à lui donner une sorte de personnalité qui se manifeste par les mouvements et attitudes que le corps adopte. L’état du corps dépend de la paix de l’âme. Si l’âme est agitée, le corps qui l’abrite le sera aussi. Néanmoins, le lien entre ces deux entités est ambigu puisque d’un côté, ils sont très connectés et d’un autre, ils sont distincts. La science, de par son caractère démonstratif, nous fait remarquer que le corps, scientifiquement existe, parce qu’il est observable, soumis aux lois de la physique. L’âme, d’un point de vue scientifique, semble inexistante. Ce qui revient à dire que tout se résume au corps. Mais l’auteur réfute cette position en affirmant que l’âme existe, même si l’on ne peut pas le prouver de manière scientifique, et qu’elle est intimement liée au corps.

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