L'homme révolté

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La base de sa pensée : les travaux de nombreux auteurs

Parmi les auteurs qu'il cite, qui sont relativement nombreux, Camus va souscrire à certaines thèses, et va en rejeter d'autres. Comme cette ouvrage est un essai philosophique, Camus va reprendre de nombreuses thèses de philosophes antérieurs, plus ou moins célèbres, et va s'en servir pour baser sa propre thèse, ou pour rejeter des affirmations. L'auteur va ainsi étudier successivement les conceptions de Lucrèce, Épicure, Sade, les Dandys, Vigny, Dostoievski, Nietzsche, Stirner, Marx, mais aussi les thèses surréalistes, ou encore celles de Rousseau, Saint-Just, Hegel, de Maistre. Camus va également reprendre la dialectique du maître et de l'esclave. Il va aussi évoquer la révolution marxiste communiste et donc les œuvres des penseurs allemands comme le Capital. Il reprend également l'athéisme ou l'antithéisme de certains philosophes et recherche dans ces nombreux travaux la substance même, la substance ascétique de la révolte et ce qu'elle permettrait d'apporter à l'homme vis à vis de sa condition actuelle que Camus rejette.

Camus a mêlé la philosophie, à l'histoire, et aussi des travaux de philosophes entre eux, notamment les écrits de Scheler pour dégager l'idée selon laquelle l'homme révolté ne doit pas baigner dans un sentiment de haine ou de mépris, exprimant cela par '' le révolté n'est pas l'homme du ressentiment '' , mais bien celui de l'action, car il cherche à éviter les excès liés à la subjectivité des sentiments qui entrainent et causent des problèmes tout aussi graves que s'ils n'avaient pas agi. Il se doit d'agir, et de rester objectif afin de prendre les meilleures décisions, sans se laisser aveugler par le ressentiment.

Le but de la révolte n'est pas seulement de supprimer ce qui existe, mais aussi de créer des nouvelles valeurs, des bases plus modernes, plus adaptées finalement, afin de vraiment réaliser l'existence de l'homme pour l'avenir.

Évidemment, l'auteur que va évoquer Camus, qu'il rejette, c'est K Marx et son idée de révolution populaire des ouvriers, du mouvement ouvrier et de la classe en soi pour la classe pour soi, afin de créer une société sans classe à terme : en effet il craint l'excès inverse, d'une hiérarchie vers une autre, et de la tyrannie de la classe ouvrière sur la société, et le constate avec Staline, qui fit de l'espoir des russes un régime totalitaire, axé sur sa personnalité, la police d'état, la misère et la crainte de finir dans les goulags comme opposant politique. Un intellectuel selon Camus, ne peut valablement soutenir le système communiste.

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