L'homme révolté

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La révolte pour et par le mouvement

Dans la thèse du fait qu'il faille faire bouger les choses, pour que l'homme change, il y a l'idée qu'il doit avancer, ne pas stagner, ne pas accepter l'immobilisme s'il veut évoluer vers mieux. La révolte résulterait ainsi de l'impatience grandissante des hommes, de l'Homme, du fait de ce manque de mouvement. Il ne peut plus attendre que la situation s'améliore d'elle-même, il se doit d'agir, il doit donc se mettre en mouvement, pour que cela se fasse plus vite, afin d'avancer vers une meilleure condition, un but précis. En effet, il oppose ce mouvement, imprimé par la révolte, au fait qu'attendre c’est se soumettre à l'ordre établi, à la hiérarchie, et donc cela induit une perte de la liberté.

La révolte est une mise en mouvement, qui s'oppose logiquement à la stagnation et à l'immobilisme, que ces notions se regardent au niveau physique ou intellectuel. L'homme ne doit donc plus accepter le sort qu'on lui propose sans le choisir. Il ne doit pas respecter les règles, l'ordre établis par les autres sans se demander si elles sont légitimes, car c'est cela qu'accepter sa condition minable, dont on ne peut se satisfaire.

Camus indique que le fait d'attendre, c'est de la faiblesse, un espoir sans conviction, car attendre patiemment sans but précis, c'est ne rien attendre du tout, et ne jamais rien obtenir.

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Dissertation à propos de L'homme révolté