La cliente

par

L’effritement des valeurs éthiques et morales

« La cliente », de par sa trame suscite plusieurs interrogations. Et une des plus notables consiste à définir où placer la barrière entre le bien et le mal. Que faire quand nous sommes confrontés à des situations inattendues qui portent le parfum de l’injustice ? Répondre à cette question s’avère souvent difficile. Le biographe, héros de l’histoire, est parti d’un cadre professionnel pour aboutir à une vérité affectant sa vie personnelle, c’est pourquoi il n’a pas su raison garder. Il s’applique à harceler la vieille femme au moyen de lettres anonymes, d’appels nocturnes, et de filatures. Cette attitude constitue le premier pas fait vers sa propre déchéance et ne le rend d’ailleurs pas fier de lui-même : « Un matin, j'ai eu honte d'être biographe. Honte de mon indiscrétion. Honte de me servir du crédit acquis par mes livres pour m'introduire chez des témoins et leur soutirer des souvenirs qu'ils s'étaient bien juré de ne jamais dévoiler. Honte de trahir leurs confidences, fût-ce pour la cause d'une vérité supérieure. Honte de cette technique éprouvée, mélange de patience et de diplomatie, qui me permettait de m'immiscer dans les archives de particuliers et de m'insinuer dans les moindres replis de leur vie privée. Honte de partager des secrets de famille sans demander l'avis des intéressés. Honte de cette discipline de flic et d'indicateur. Honte de vérifier à chaque fois que l'esprit fouille-merde était la vertu cachée des meilleurs biographes. Honte de trouver quelque volupté à plonger les bras dans les poubelles pour en extirper de misérables indices ». Par la suite, cette soif de vérité va se muer en désir de vengeance, le poussant à se...

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Dissertation à propos de La cliente