La cliente

par

L’identification du coupable

Désormais au parfum de ce secret, le biographe va entreprendre d’imbriquer toutes les pièces du puzzle. En effet, il détermine quelques axes de réflexion, s’intéressant dans un premier temps à la famille dénoncée, les Fechner. Ces derniers, sont fourreurs à Paris depuis longtemps. Pendant la période de l’occupation, cette activité sera malheureusement interdite. Pour survivre, les Fechner n’auront d’autre choix que de passer outre l’interdiction et continueront à exercer leur activité de manière clandestine. Hélas, ils seront dénoncés au moyen d’une lettre anonyme faisant état du fait qu’ils continuent à exercer secrètement cette activité, ce qui aura des conséquences épouvantables. En effet, suite à la dénonciation, la famille sera arrêtée puis déportée, à l’exception d’Henri Fechner, le père de son ami qui est à l’époque âgé de vingt-cinq ans. Ayant examiné la situation sous ce premier angle, le biographe se met à rechercher les potentiels personnes qui auraient pu se rendre coupable d’un tel acte. Il en devient presque obsédé, étendant la suspicion à la moindre personne qui passe, plongé corps et âme dans sa traque : «De toutes parts, j'étais cerné par des BOF, des profiteurs, des douteux, des lâches. Enrichis du marché noir, parvenus de tous les trafics, rescapés de la guerre de 39 francs 40. De toute façon, un monde de suspects. C'était le mien désormais. J'avais glissé le doigt dans l'engrenage, la main, le bras, le tronc et puis l'âme. »

Son obsession portera bien vite ses fruits puisqu’au bout de quelques temps, il identifie le coupable qui se trouve être une femme :...

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