La condition humaine

par

Tragédie et condition humaine

Dans « La Condition Humaine » comme son nom l’indique, Malraux nous met en présence de personnages qui essaient de donner un sens à leur vie. Cela se traduit par de nombreuses réflexions et maximes délivrées par les personnages sur la vie et son sens « il est rare qu’un homme puisse comment dire ? Accepter sa condition d’homme ».

L’insurrection et la menace de mort qui pèse rajoute une dimension tragique à l’œuvre.

Chacun des personnages du roman représente une attitude face à la vie. Tchen tente de combler le vide qu’il ressent dans une fuite en avant vers la mort. Kyo a un idéal et donne un sens à sa vie en se battant pour cet idéal. Le baron Clappique vit dans l’artifice et l’illusion, jouant des rôles pour échapper à sa condition.

Gisors qui est le plus réfléchi trouve un échappatoire dans l’art et la drogue. Katow se dédie à la générosité jusque dans la mort. Ferral c’est la soif de puissance, la volonté de dominer l’autre même dans l’amour.

Tous ces personnages qui cherchent un sens à la vie perçoivent à un degré différent pour chacun, l’absurde de leur condition. Certains comme Kyo et Katow se donnent totalement à leur idéal pour y échapper ; d’autres cherche une échappatoire comme Clappique et Gisors.

La construction du roman, elle aussi, contribue au côté tragique de l’action. Dans un premier temps, nationalistes et communistes s’allient et réussissent l’insurrection. Dans un second temps, les alliés s’affrontent et les communistes sont abandonnés par l’internationale. Dans un troisième temps, les communistes essaient de se battre malgré leurs faibles moyens. Une mort horrible sera la réponse...

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