La jalousie

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Résumé

Introduction

« La jalousie » d’Alain Robbe-Grillet est paru pour la première fois en 1957, aux Éditions de Minuit, collection Double, en 171 pages et neufs sections, c’est le quatrième roman de Alain Robbe-Grillet mais premier grand succès dans son genre, appelé le « nouveau roman ».

Résumé

« La jalousie » est composé de neuf sections, l’auteur fait appel à un narrateur, omniprésent mais inexistant en tant que personne. Il peut s’agir d’un homme probablement si on fait référence au titre du roman, c’est en quelques sortes un schéma classique d’un triangle amoureux, entre une femme et son probable amant, et le narrateur peut être le mari, sans que cela ne soit explicite dans le texte.

Le roman commence avec une longue et précise description des lieux de l’histoire. Dans la région des Antilles ou en Afrique, l’auteur décrit le lieu sans réellement le situer. La description commence avec la route bordée de bananiers et leur odeur très forte, le vent très doux et le son de la mer qui n’est pas très loin, puis, toute l’attention du narrateur se concentre sur un poteau électrique qui se trouve entre deux propriétés, mais l’angle de vue du narrateur le décrit comme étant derrière la maison.

De là, on voit un homme appelé « Franck » arriver en marchant lentement, avec dans ses mains une bouteille de vin. Il est seul et derrière lui, dans sa maison, il y a sa femme et son fils qu’elle garde. Il se dirige vers la maison voisine, celle de « Madame A » et de son mari, la description intimiste de sa démarche et du climat romantique nous montre qu’il doit s’agir d’une relation amoureuse entre A et Franck. Pourtant, les deux sont voisins et ils sont mariés, c’est comme ça que le roman commence.

Puis, petit à petit, le narrateur suit les deux personnes pendant le dîner, rapporte leurs longues conversations, d’abord sur les problèmes de Franck avec son camion et ensuite, sur d’autres sujets très variés, le narrateur voit tout et entend tout, mais il ne tire pas de conclusions, il avance des théories et des soupçons et c’est ce qui fait croire qu’il n’est autre que le mari de A qui rapporte également la conversation de A et Franck, sur un roman que ce dernier a prêté à A. L’histoire du roman en question n’est pas différente de l’histoire de l’œuvre, il s’agit aussi d’une relation amoureuse triangulaire et d’adultère.

Le narrateur n’a pas de nom, ni de description physique ni morale, cependant, il est là, de la toute première phrase du roman et jusqu’à la dernière, il voit tout et analyse tout. Souvent, on le suit seul, à déambuler dans la grande maison, à faire des réflexions sur la relation de Franck et de A qui est probablement sa femme, mais qu’il soupçonne de vivre une relation amoureuse avec leur voisin : le triangle amoureux est le centre de l’histoire. On a droit à des scènes imaginées par le narrateur, suivant la femme de Franck dans une relation éventuelle avec le mari de A, ou le combat sournois entre A, son mari et Franck.

De loin, le personnage le plus important du roman, est le mari soupçonneux et jaloux de sa femme qui vit une certaine relation avec leur voisin. Le mari n’a pas de nom ni de visage, cependant, il est omniprésent et se retrouve dans toutes les lignes du roman à travers ce qu’il voit et ce qu’il entend.

A est la femme du narrateur, elle parle peu, et ce n’est pas ce qu’elle dit qui fait croire à son mari qu’elle a une relation, c’est plutôt ce qu’elle fait. On ne connaît pas son âge, mais on sait qu’elle a une magnifique chevelure noire que le narrateur décrit bien. Elle est souvent assise à son bureau, en train d’écrire des lettres qu’elle ne signe jamais.

Franck est un homme charmant, le narrateur ne le dit pas clairement, mais, c’est très palpable car il en est très jaloux, il lui imagine les pires scénarios où il brûle sans qu’il ne songe à le sauver. Il craint aussi que sa femme ne parte avec Franck, et s’il n’agit pas contre lui, c’est justement de peur de voir sa femme se précipiter dans ses bras.

Le dernier personnage est la femme de Franck, « Christine », qui ne s’inquiète que pour la santé de son fils, elle est l’exemple même de la femme résignée qui espère seulement sans jamais agir ou imposer ses choix.

La beauté du roman réside dans le fait que l’auteur ait fait appel à un narrateur malade mentalement, il soupçonne sa femme et sans le chercher, la pousse dans les bras de son rival qui lui inspire une grande frustration et une peur. La description est réelle, le narrateur rapporte chaque moment avec une grande précision.

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