La maison du chat qui pelote

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Présentation

La Maison du chat-qui-pelote est une œuvre d’Honoré de Balzac parue en 1830. Ce court roman, ou longue nouvelle s’est d’abord appelée Gloire et Malheur et a connu de nombreux remaniements au cours de son histoire éditoriale. Dans l’édition définitive, Balzac le place au début de La Comédie humaine, parmi les « Scènes de la vie privée », ce qui fait du roman une introduction à l’œuvre et aux thèmes balzaciens. Le contexte historique est celui du Premier Empire, qui voit le déclin de l’aristocratie et l’ascension de la bourgeoisie comme classe dominante.

Comme l’indiquent les titres des ouvrages précédents, la nouvelle s’inscrira dans la lignée des études de mœurs, attachées d’abord non pas à une époque ou à une trame narrative précise, mais au comportement des protagonistes en fonction des situations dans lesquelles ils se retrouvent.

La Maison du chat-qui-pelote relate l’arrivée inopinée de Théodore de Sommervieux au sein d’un ménage vivant presque dans l’ascèse. Il va ranimer les passions d’une des filles de la maisonnée, perturbant et agitant autant ses mœurs que son esprit.

    Balzac, fin observateur de la société humaine et de ses travers, se plaît à dépeindre des milieux sociaux et des comportements. Dans ce roman inaugural, ildécrit les milieux et changements sociaux de son temps. Il décrit ainsi l’ascension de la bourgeoisie, qu’il connaît bien puisqu’il en est issu, avec ses valeurs de travail et son attachement au commerce et à l’argent gagné, au détriment de l’aristocratie, qui perd son statut de classe dominante et doit trouver d’autres moyens de subsistance que sa simple qualité de noblesse, comme en témoigne le baron de Sommervieux qui, bien que noble, poursuit une carrière de peintre.

    L’histoire est axée sur une opposition entre deux univers : celui de l’Art, représenté ici par le baron et son cercle de fréquentations, et celui de la bourgeoisie commerçante conformiste, qu’incarne la famille Guillaume. C’est un des thèmes du romantisme, mais ici l’auteur ne prend pas explicitement parti pour l’Art, au contraire des romantiques. Ce que Balzac donne à voir à son lecteur, c’est qu’il y a des milieux, des univers qui ne peuvent se mélanger, comme en témoigne le mariage malheureux d’Augustine et du jeune baron.

    La peinture est également un thème important dans ce roman. C’est avec un portrait, celui que le baron fait d’Augustine, que le roman commence, et c’est ce même portrait qui scelle la trahison du baron quand il l’offre à sa maîtresse. Théodore de Sommervieux, en peignant la maison des Guillaume, superpose la vision de l’Art à la réalité, illustrant le clivage entre le monde bourgeois d’une humble demeure et celui de l’Art qui la sublime en une œuvre splendide. 

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