La maison du chat qui pelote

par

Augustine Guillaume

Augustine est la fille cadette de M. Guillaume et de Mme Chevrel. De dix ans son aînée, sa sœur Virginie est le portrait craché de leur mère à toutes les deux : le visage long et austère, l'allure rigide et sèche. Or, Augustine semble être sortie d'un tout autre modèle. Petite de taille, agréable à regarder, elle est beaucoup plus attirante que ne l'est son aînée.

« Gracieuse et pleine de candeur, un homme du monde n’aurait pu reprocher à cette charmante créature que des gestes mesquins ou certaines attitudes communes, et parfois de la gêne. » Ainsi, sa timidité, éduquée et développée sous le fléau du despotisme maternel, ne parvient toutefois pas à endiguer totalement son caractère quelque peu piquant parfois, terre-à-terre d'autres fois, en un mot, son humanité.

L’éducation que lui dispense son père, un marchand drapier, est très pieuse ; la jeune fille de dix-huit ans n'a que très peu l'occasion de sortir. C'est d'ailleurs à l'occasion d'une très rare sortie en compagnie de sa tante qu'elle rencontre Théodore de Sommervieux, dont elle s'éprend aussitôt. Cette folle passion conçue brutalement est peut-être justement liée à ce manque de connaissance du monde extérieur. Totalement désemparée lorsqu'elle voit les yeux du peintre tomber sur elle, elle se sent aimée et désirée pour la première fois de sa vie, et elle confond ce trouble avec l’amour d’un homme connu. À la suite de leur mariage, pour...

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