La petite Fadette

par

La jalousie destructrice

Sylvinet et Landry se portent un amour très fort, sans faille, mais à leur naissance, leurs parents avaient été prévenus par une vieille femme qu’ils devraient les séparer pour qu’ils ne s’étouffent et ne se détruisent pas. « Au premier moment, on ne faisait point entre eux de différence et on croyait voir un œuf et un œuf.[…] En fait, l'un valait l'autre, et si Landry avait une idée de gaieté et de courage de plus que son aîné, Sylvinet était si amiteux et si fin d'esprit qu'on ne pouvait pas l'aimer moins que son cadet. On pensa bien, pendant trois mois, à les empêcher de trop s'accoutumer l'un à l'autre. »

S’ils n’ont pas écouté ce conseil, certes un peu dur, mais réaliste, le destin se charge de le faire. En effet, en grandissant, l’amour se transforme, pour Sylvinet, en jalousie maladive. « Landry ne pouvait pas deviner cette jalousie de son frère ; car, de son naturel, il n'avait eu, quant à lui, jalousie de rien en sa vie. » Il ne supporte plus que quiconque que lui n’approche son frère, il ne conçoit pas que celui-ci puisse se faire des nouveaux amis, qu’il puisse apprécier d’autres personnes, voire tomber amoureux de quelqu’un. Il en tombe malade de jalousie lorsque son frère part travailler à la ferme et commence à courtiser Madelon et à fréquenter Fadette, ce qui le rend méchant et dépressif. Mais il doit se résigner à laisser sa liberté à son frère au risque de le perdre pour toujours. Il décide finalement de partir dans l’armée pour moins souffrir et laisser de la place à son frère et à l’amour qu’il porte à Fadette. La jalousie de Madelon est aussi...

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Dissertation à propos de La petite Fadette