La prochaine fois

par

Omniprésence du monde de l'art

Les personnages eux-mêmesreprésentent une part de l’art, chacun de manière différente : Jonathanest expert en tableaux, il atteste de leur authenticité et permet ensuite deles vendre ; Peter, son meilleur ami, exerce le métier decommissaire-priseur, il met aux enchères les tableaux aptes à êtrevendus ; quant à Clara, elle est propriétaire d’une galerie où elle exposeles tableaux qu’elle veut présenter ou vendre – sans oublier Anna qui estpeintre. À eux quatre, ils reforment toute la chaîne du circuit d’untableau : d’abord peint, puis exposé, expertisé et enfin vendu. Ce lienentre tous les protagonistes n’a rien d’un hasard, on cerne là bien toute lavolonté de l’auteur de nous exposer les rouages du système qui mettent enbranle le monde de l’art. En outre, si le livre montre l’amour, le beau, levrai sous toutes ses formes, il présente également une intrigue centrée autourde l’un des derniers tableaux d’un peintre fictif reconnu, Vladimir Radskin. Cetableau est le centre des préoccupations de Jonathan avant la survenue de Claraet il reste celui de Peter quand son ami n’est plus. Le lecteur suit lespéripéties des deux hommes pour découvrir ce qui est advenu de ce tableau, quin’est pas réapparu depuis des années. Il forme même la couverture du livre deMarc Levy : une jeune femme y apparaît peinte de dos, recroquevillée ethabillée de rouge, détail qui permet d’ailleurs à Peter de confirmer que cetableau a bel et bien été peint par Radskin.

Tout le livre se déroule dansle monde de l’art : nos héros se déplacent de galerie en galerie, à larecherche d’un tableau mystérieux ; Jonathan est littéralement amoureuxd’un vieux peintre et de son œuvre, etc. Tout est mis en place pour nousplonger dans un univers que semble maîtriser l’auteur.

Enfin, les figures de stylesemployées ainsi que le vocabulaire artistique achèvent l’immersion : « Cettenuit-là, le vin qui coulait à flots sur les tables allait pour lui se mêler au sangperdu du corps de Clara abandonné à la mort. Des ruisseaux rouge carmin firentfondre le manteau blanc et dessinèrent des épigraphes sur les pavés dénudés quipointaient leur tête sombre comme autant d’éclats noirs dans le cœur du peintre ».Les couleurs, les jeux de lumière – tous ces traits sont autant de détails auxquelsprête attention le peintre devant sa toile. La peinture joue donc un rôle capitalau sein de l’histoire de Marc Levy, et elle y est omniprésente, toutel’intrigue repose sur cet art, les personnages se meuvent par lui, comme sujetseux-mêmes d’une vaste peinture.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Omniprésence du monde de l'art >