La valse lente des tortues

par

Plus qu’une suite, un approfondissement

Comme nous l’avons vu précédemment, La Valse lente des tortues reprend les personnages du premier opus là où l’histoire s’était arrêtée. Cependant, le passage à un nouveau tome devient prétexte à développer plus profondément chacun des protagonistes, en reprenant des éléments qui les caractérisaient dans le premier tome tout en leur ajoutant de nouveaux objectifs prenant en compte l’évolution de chacun, fidèles à sa personnalité.

Joséphine est, nous l’avons vu, une femme généreuse mais cependant naïve. Elle rencontre la célébrité dans le premier opus, et cette renommée nouvellement acquise lui permet de s’affirmer davantage dans le second épisode. Elle entame de nouvelles relations, admet finalement et assume l’amour qu’elle porte à son ex-beau-frère, et parvient à s’affranchir du carcan qui la contraignait depuis la mort d’Antoine. Ainsi, cette nouvelle prise en main de sa vie lui permet d’entamer l’histoire de ce nouvel opus dans la peau de quelqu’un de plus entreprenant, de plus décidé. Par ailleurs, son côté candide et sa tendance à voir la bonté chez tout le monde se retournent contre elle, et restent quand même très présents aux côtés de cette assurance fraîchement gagnée. Par exemple, elle n’admet pas au départ que c’est véritablement à elle que le tueur en veut, prétextant un malentendu, une erreur sur la personne. Ce mélange entre continuité de la Joséphine du premier opus et conséquences des événements de cette première partie de l’histoire sur la suite, qui lui ouvrent de nouvelles opportunités, est très fidèle à l’évolution que tout un chacun peut connaître au cours de sa vie, et ce procédé permet à Pancol de créer un univers représentatif du réel, qui rejoint facilement les propres préoccupations de ses lecteurs et assure son succès.

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